6 Rendez-vous à ne pas manquer au Festival international de la littérature

Photo : Lou Scamble
Photo : Lou Scamble

Festival international de la littérature

J’ai toujours eu un petit coup de coeur pour le Festival international de la littérature (FIL) pour y avoir moi-même fait une performance. C’est lorsque j’étudiais en Création littéraire au Cégep du Vieux Montréal que nous avons eu une invitation pour présenter notre spectacle de fin d’année dans le tout petit théâtre de la Place des Arts. Nous y avons passé un très beau moment et vécu une expérience extraordinaire. Ensuite, je me suis toujours intéressé au festival. Je vous présente donc six spectacles ou événements qui valent la peine d’être découverts lors du festival.

À LA CROISÉE DES SILENCES

Un spectacle de Chloé Sainte-Marie

Chloé Sainte-Marie lançait l’automne dernier son livre-disque À la croisée des silences. On pouvait entre autres lire et entendre les mots de Joséphine Bacon, Louise Dupré, Jean-Paul Daoust, Anne Hébert, Saint-Denys Garneau. À partir de cet ouvrage, elle décide d’en faire un très beau spectacle. À l’occasion du FIL 2015, Chloé Sainte-Marie a choisi de présenter À la croisée des silences dans sa version complète en y ajoutant quelques surprises réservées aux festivaliers littéraires. On la retrouvera donc dans ce décor fait de branches de bouleaux, entourées de Réjean Bouchard et Gilles Tessier, avec une chorale de 40 personnes ainsi que des invités spéciaux!

JOUR 54

Projection de l’Opéra radiophonique de Pierre Jodlowski d’après 53 jours de Georges Perec

Le projet d’opéra radiophonique « Jour 54 » trouve son origine dans le dernier roman, inachevé, de Georges Perec. Basé principalement sur les carnets de l’auteur, le livret de l’opéra témoigne de la complexité et la force de la pensée de Perec et veut lui rendre hommage. La musique, qui puise ses matières dans les instruments classiques, les sons concrets et électroniques, est construite en étroite relation avec l’univers littéraire : elle en emprunte essentiellement le questionnement sur les espaces de référence, la complexité du montage, la prolifération autant que l’épure. La forme de l’œuvre est ici forcément labyrinthique, et oscille entre litote, palindromes et anagrammes d’un côté, entre free-jazz, orchestre symphonique et exercice slam de l’autre.

Est-ce qu’on pourrait pleurer un tout petit peu?

Une nouvelle création du concepteur de Poésie, sandwichs et autres soirs qui penchent

Photo: Yves Renaud
Photo: Yves Renaud

J’ai tellement aimée Poésie, sandwichs et autres soirs qui penchent ainsi que Dans les charbons deux oeuvres-spectacles-happening littéraires hors du commun où poésie et oralité emportait le spectateur dans les contrés de la prise de parole féérique, littéraire et émotionnelle. Louis Maufette nous revient donc avec une troisième oeuvre. Il se fait passeur de poésie et lit des textes qu’il aime issus d’horizons et de courants divers. Il nous fera entendre aussi quelques-unes de ses chansons préférées.

Cette année, il se retrouve sur la scène de la Cinquième Salle de la Place des Arts avec quelques-uns de ses fidèles amis pour offrir une version « ketchup amélioré » de ce spectacle créé au Studio littéraire de la Place des Arts en 2012. Au programme : «poésie ancienne assumée; nouveaux parfums sur la peau des amants inassouvis; espèce de mixture entre réglisse ambre et opium. Chansons, poèmes, trompettes, tous les slows sont permis pour apaiser les S.O.S. qui rebondissent comme des boomerangs» !

FAHRENHEIT 451

Cinéma littéraire

Dans cette adaptation du célèbre roman Fahrenheit 451 de Ray Bradbury, le cinéaste français François Truffaut nous livre sa vision de l’oeuvre phare de la littérature de science-fiction. Pour ceux qui ne connaissent pas, dans l’univers de Fahrenheit, on brûle les livres au lieu de lire. Les pompiers allument les incendies et traquent les lecteurs, les littéraires et les intellectuels. Une oeuvre qui a une parenté avec le 1984 de Orwell. Un film que je vous conseille d’aller voir (de même que de lire le livre si ce n’est déjà fait).

L’ACADIE N’EST PAS UNE CARTE POSTALE

Hommage à Gérald Leblanc (1945-2005)

Voici un hommage au poète acadien Gérald Leblanc mort en 2005. Ses amis ont décidé de souligner son 10e anniversaire de décès en reprenant son spectacle Étoiles filantes qu’il avait offert au FIL en 2004. Marie-Jo Thério, Fredric Gary Comeau, Marc Arsenault ou encore Serge Patrice Thibodeau seront de retour avec de nouveaux venus comme Jean-Paul Daoust, Joseph Edgar, Georgette Leblanc, Daniel Dugas et Gabriel Robichaud. Les poètes et musiciens rassemblés ce soir-là au Lion d’Or donneront à voir et à entendre que l’Acadie n’est pas une carte postale, comme aimait le rappeler le poète de Moncton.

BLUES NÉGRE DANS UNE CHAMBRE ROSE

L’Amérique en mots et en images

L’auteure Jennifer Tremblay, accompagnée par le pianiste Martin Lizotte se prête à l’expérience de lire des extraits de son livre Blues nègre dans une chambre rose. La musique composée par le jazzman Vincent Gagnon tapisse l’oeuvre d’un bout à l’autre. Venez renouez avec une ambiance de New Orléans, de Blues, de Jazz, de Boston et de Montréal.

Pour tout connaitre sur le FIL, visitez leur site web et la programmation complète.
Festival international de la littérature
Du 24 septembre au 4 octobre 2015

Rédacteur en chef, webmestre et buveur de café.

Ancien étudiant de littérature, enseignement, histoire, gestion des archives et communication, Alex travaille en plus dans le milieu de la danse contemporaine. Sa vraie passion reste l’écriture pour laquelle il s’adonne en tant que coordonnateur au Québec de la revue française Longueur d’Ondes, en plus d’écrire pour BRBR et Ton Barbier.