Alexandre Pouliot fondateur du Groupe Artifice

Alexandre Pouliot

Groupe Artifice célébrera son premier anniversaire ce mois-ci en tant que maison de disque officiel et quatre ans comme boite promo. En plus de produire plusieurs événements culturels, d’être une maison d’édition et de voir aux activités de ses artistes, le label offre : gérance, direction artistique, édition musicale, pistage radio, mise en marché, relations de presse et un paquet d’autres services.

J’en ai profité pour discuter avec le fondateur et dirigeant du Groupe Artifice : Alexandre Pouliot, un entrepreneur atypique.


 
Il y a quatre ans, comment tout a commencé?

J’ai toujours été quelqu’un qui avait une tête d’entrepreneur. À l’école, j’étais toujours en tête des équipes, je prenais les décisions et j’avais des idées différentes. À la base, je suis un joueur d’hockey. J’ai joué dans l’ouest et aux États-Unis. Il est venu un temps où j’ai plafonné au niveau sportif et je devais faire autre chose. J’avais des habiletés au niveau entrepreneurial alors j’ai commencé à organiser des événements et des spectacles. Je n’ai pas d’études dans ce milieu-là. Je suis autodidacte. J’ai appris par moi-même et ça ne m’a jamais arrêté de foncé. Je me suis fait des contacts petit à petit.

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Ensuite, j’ai rencontré les gars d’Automat qui sont devenus des amis. J’ai commencé à les suivre sur la route. Ça m’a permis de baigner dans le milieu artistique, qui n’était pas vraiment ma tasse de thé au début. En les suivant, j’ai pris la piqûre du milieu. J’étais une sorte de roady de tournée, je traînais les guitares. Ensuite, j’allais voir les spectacles pour m’imprégner des étapes: le montage, test de son, la route et, etc. Sachant que j’avais fait beaucoup de promotions au niveau de l’événementiel et des spectacles (placarder des affiches ou fait de la promo sur le web) j’avais un sens du marketing qui se développait et j’ai commencé à l’utiliser pour le groupe. Petit à petit, j’ai commencé à faire la promo pour 2-3 autres artistes, en plus des spectacles.

À ce moment-là, Groupe Artifice existait déjà?

Exactement, la boite existait comme entreprise événementielle. J’avais créé le concours Ma Première Chance en 2011. Qui se trouve à être un concours de talent à Québec. Le concours a été un gros succès à Québec lors de la première année. C’est Andrée-Anne Leclerc (Andee) qui a gagné la finale de la première édition.

Groupe Artifice était vraiment une entreprise en événementiel et pas seulement dirigée pour la musique. J’ai même fait des mariages! Je touchais à tout. Mais j’ai finalement glissé mes projets vers le milieu artistique. J’aurais pu tomber sur Wayne Gretzky et faire de la promotion dans le hockey, mais ce n’est pas arrivé (rire).

Toujours à Québec?

La compagnie est à Québec et on travaille avec les artistes locaux, mais nos activités touchent l’ensemble de la province dépendamment des projets. On produit aussi des événements, des spectacles et des lancements.

Quand j’ai commencé à faire de la promo pour Automat, je me suis mis à côtoyer leur ancien gérant. J’aimais ce qu’il faisait et le milieu dans lequel il travaillait. J’ai toujours eu une tête à leader. Donc ce type d’emploi me convenait parfaitement. Lui, il était très occupé dans d’autres projets. Je suis donc devenu son assistant gérant pour Automat. Finalement, il est parti, j’ai pris la place et suis devenu gérant du groupe.

Quand il a fallu prendre une décision avec la maison de disque d’Automat, on s’est dit que ça ne fonctionnait plus. Je me suis donc retrouvé à devoir faire la job d’une maison de disque, mais comme ça m’intéressait beaucoup, j’ai parti ma boite indépendante. De fil en aiguille, j’ai pu offrir le support de distribution autant numérique que physique et ça m’a permis d’englober tout ce que je faisais.
Est-ce que tu as une grosse équipe?

Je vais accueillir un premier stagiaire en septembre prochain et une relationniste de presse également, mais je travaille beaucoup avec des sous-traitants, des contractuels. Si on a un lancement d’album, je vais avoir quelqu’un pour les réseaux sociaux, pour les relations de presse. J’aime beaucoup m’entourer de petites équipes et de plusieurs personnes. J’aime ceux qui sont capables de livrer la marchandise. Je n’ai pas vraiment d’équipe dans le label, mais je fais affaire avec beaucoup de gens dans l’industrie selon les contrats que j’ai à développer.

Comment est-ce que tu fonctionnes avec les artistes pour trouver des projets?

J’ai une tête qui recherche de nouveaux talents, mais c’est toujours plaisant quand un artiste m’approche. Il est allé voir ce que je faisais et il sait que ce que j’offre peut fonctionner avec ce qu’il veut. L’inverse fonctionne autant. J’aime aller chercher un artiste, lui expliquer mon approche et voir ce qu’il en pense. Quand le label s’est concrétisé, j’avais déjà quelques contacts et je connaissais des gens avec qui je voulais travailler. J’ai aussi un style pop-rock francophone. C’est plus facile et intéressant pour un artiste dans ce style-là de venir me contacter. C’est un créneau que je développe.

As-tu des objectifs à court ou long terme?

C’est certain que mes objectifs sont de livrer la marchandise et faire plaisir aux artistes avec qui je travaille. Pour le long terme, tous les labels veulent des titres à succès, mais présentement, je veux d’abord offrir un bon service aux artistes, avoir leur confiance, être près d’eux et pouvoir les encadrer. Je n’ai pas une vingtaine d’années d’expérience dans l’industrie, mais je crois que je peux les aider et offrir le meilleur de mes connaissances. J’aime encadrer les artistes dans la direction où ils veulent aller.

Alexandre Pouliot
Être entrepreneur autodidacte, est-ce facile?

Je suis dans un milieu où si tu travailles bien et que tu prends le temps de t’appliquer, tu vas bien t’en sortir. Il y a beaucoup de gens qui m’ont aidé dans ce processus. J’ai poussé et je savais vers où je m’en allais. C’est certain que les études c’est intéressant et que ça peut te donner beaucoup d’outils, mais quand tu as des idées et que tu sais où tu t’en vas, tout peut fonctionner. J’ai réussi à me forger une expérience de vie sans études. Je ne veux pas dire qu’il ne faut pas en faire, mais je crois que les deux chemins s’équivalent si tu es capable de livrer la marchandise.

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