Jour 69 : je suis presque devenu papa

La journée s’annonçait comme n’importe quelle journée de semaine ces temps-ci : je me lève à 6:30 et je déjeune.

Je prends deux cafés en regardant les nouvelles de la journée et j’écoute un enregistrement de Les Dragons.

Vers 11h45 je suis allé courir une vingtaine de minutes pour ensuite prendre une douche et dîner.

Ma femme nous a fait une salade repas au poulet.

Vers 13h je retourne travailler à mon bureau.

Sauf que vers 14h, ma femme est venue me voir : elle croit avoir perdu ses eaux.

Elle a des écoulements. On appelle la maternité à l’hôpital. Ils nous disent d’attendre : on attend.

On prépare tranquillement nos choses pour l’hôpital et on fait un peu de ménage.  Elle n’a pas d’autre écoulement et rappel la maternité.

Ils lui proposent de venir à l’hôpital pour un examen. Si le travail a commencé, elle reste, sinon on retourne à la maison.

On s’assure que tout est prêt : les valises, la chambre du bébé y’a rien qui traîne ou de bouffe qui pourrait devenir moisi si on reste 3-4 jours à l’hôpital.

Puis on y va.

Finalement, ce n’était qu’une fausse alerte.

On retourne à la maison vers 18h, épuisé, avec une commande de A&W sous le bras.

Je serai papa un autre jour.

 

Rédacteur en chef, webmestre et buveur de café.

Jour 68 : Journal d’une pandémie

Tout a commencé le 13 mars 2020 au Québec.

Ça m’a pris 68 jours avant de réagir.

Pourquoi?

J’ai beaucoup cherché à savoir ce que je pourrais faire pour aider ma communauté. J’ai travaillé sans relâche pour mon employeur, à tenter d’informer, de divertir et de partager les actualités reliées à la Covid-19 grâce à notre influence et notre portée sur les réseaux sociaux et dans la sphère médiatique.

Alors, pourquoi commencer une chronique à 68 jours après le début du confinement ?

 

Parce que j’ai enfin trouvé ce que moi, personnellement, je peux entreprendre non pas pour faire une différence, mais seulement pour agir.

Comment ? En écrivant. 


Je ne pouvais pas m’impliquer autrement : la situation est dangereuse et je cherche le calme.

Ma femme est enceinte. Elle accouche dans quelques jours. Nous sommes le 19 mai et elle est due pour le 21 mai.

C’est le 68e jour de confinement, mais c’est bientôt le premier jour de la vie de ma petite Clara.

 

Rédacteur en chef, webmestre et buveur de café.