5 questions à se poser avant de lancer un site de contenu ou un blogue

Mon ami Carl Constant est entraîneur privé. Travaillant et débrouillard, il a lancé son propre site web carlconstant.ca pour faire la promotion de ses services de coaching et propose des entraînements privés personnalisés et des plans d’entraînement sous forme d’article de blogue ou de vidéo.

Pour l’aider à améliorer son site web, ses contacts, son exposure et son contenu, il m’a posé plusieurs questions auquel j’ai répondu. Je vous partage dans ce billet de blogue 5 des questions qu’il m’a posées en lançant son site.

 

Source : @Carl.Constant

 

1. Quelle est la chose à prioriser absolument lors du démarrage d’un blogue/site?

On hésite souvent à se lancer, en attendant le moment parfait, le contenu parfait ou le matériel parfait. Mais en fait, même si on n’est pas 100% prêt, il faut se lancer. Ce qu’on va faire au début ne sera jamais aussi bon que ce qu’on va faire dans quelques mois.

Après s’être lancée, ce qu’iI faut prioriser est de faire beaucoup de contenu, publier sur toutes les plateformes et interagir avec sa communauté. Il faut prouver qu’on est vivant et actif.

2. Comment obtenir des marques, des places ou des invitations pour des lancements de produits ou des ouvertures d’établissement; en vue d’écrire sur le sujet et ainsi faire leur promotion ?

Quand j’ai commencé mon premier site web qui parlait de musique, j’ai commencé à écrire à propos des albums que j’achetais. Plus j’en faisais et plus les compagnies de disques ont commencé à m’envoyer des albums ou à m’offrir des opportunités d’entrevues avec leur artiste.

Donc plus on en fait et plus on en reçoit. Mais pour commencer quelque part, il faut parler des marques ou des produits que l’on aime (ou que l’on n’aime pas, mais tout en étant critique).

Source : @Carl.Constant 

3. Faut-il alterner articles et vidéos comme contenu ? Et à quelle fréquence hebdomadaire ?

Plus on fait de contenu, mieux c’est. C’est sur que l’idée c’est de ne pas trop s’épuiser et que ce soit quand même rentable niveau temps/effort. Il faut essayer de varier les types de contenu.

Dans tous les cas, si on fait une vidéo, on n’a pas le choix d’en faire un article pour dire qu’on a fait une vidéo. Mais prenons l’exemple de Carl, si sa vidéo contient 5 entraînements. Il peut aussi faire 5 articles qui détaillent chacun des entraînements et mettre la vidéo dans chacun des articles. Comme ça on rentabilise le contenu.

Concernant la fréquence, plus on en fait, mieux c’est. Mais l’idée c’est d’être constant et récurrent. Disons un texte tous les lundi et vendredi et au milieu de la semaine une vidéo est un bon ratio pour débuter.

 

4. Faut-il d’abord créer du contenu pour promouvoir de manière gratuite les marques et places (afin de faire grossir l’audience). Puis par la suite, rendre cette visibilité payante?

Parler d’une marque ou d’un produit est devenu très fréquent depuis l’apparition des influenceurs il y a de cela quelques années.

Si on veut travailler avec des compagnies et créer des partenariats, il faut effectivement parler de produits que l’on aime de façon gratuite. C’est dans l’idée de créer une expertise et une certaine crédibilité auprès de son audience. Rares sont ceux qui veulent avoir l’air de vendu dès le début.

Toutefois, rien n’empêche de trouver des clients dès maintenant si on a des opportunités.

Aussi, il y aura toujours du monde et des compagnies qui voudront que l’on parle d’eux de façon gratuite. On peut le faire, mais cela peut faire perdre beaucoup de temps et d’énergie. Il suffit de choisir ses combats selon ses intérêts et les avenues d’opportunité pour la suite.

 

Source : @Carl.Constant

 

5. Comment avoir l’accès média pour accéder à des événements?

Ça, c’est plus facile que l’on pense. Soit on te l’offre, soit tu la demandes. Peu importe l’événement, il y a toujours une personne à contacter ou une section “média” sur le site web de l’événement où tu peux poser tes questions et envoyer un message.

Mais sachez qu’ils s’attendent toujours à une couverture ou une mention en échange, que ce soit avant ou après l’événement, alors soyez prêt.

 

Visitez carlconstant.ca pour voir si mes conseils ont porté fruit et si jamais vous cherchez un entraîneur !

Pourquoi être confiné à la maison ne m’a pas motiver à écrire et créer plus

Au début du confinement, je pensais qu’avoir tout ce temps supplémentaire seul à la maison me permettrait de créer davantage et d’avoir enfin le temps que je cherchais pour écrire plus.

Mais étrangement, ce n’est pas ce qui arrive.

Oui, je suis blogueur à temps plein. Toutefois, je n’ai pas l’habitude de travailler à domicile à temps plein. Au lieu de cela, j’ai un travail de bureau de neuf à cinq. Je m’assois à mon bureau dans un immeuble de bureaux sur l’avenue Mont-Royal et je reste à l’affût de tout ce qui se passe à Montréal, au Québec et dans le monde, tout en échangeant avec mes collègues et en multipliant les rencontres et les projets.

Cependant, compte tenu de la crise sanitaire mondiale actuelle, mon espace de travail normal a radicalement changé, ainsi que mes méthodes de travail. J’ai donc dû m’obliger à m’adapter à un environnement de travail différent et à une routine différente.

Je travaille à domicile depuis plus d’un mois maintenant.

Et je dois admettre que cela n’a pas été un ajustement facile. Au début, j’étais hyper motivé et productif. Je me suis mis en mode créatif et je sautais sur chaque nouvelle pour écrire sur ce sujet-là. Je n’ai jamais été aussi productif côté professionnel. Plus personne pour me déranger, moins de courriels et fini les meetings. Être à la maison a été extrêmement fructueux pour moi jusqu’à ce que…. je perdre mon emploi.

Cela n’a pas été facile.

Une fois sans emploi, je me suis dit, je vais avoir du temps de libre pour moi. J’avais plein d’idées, beaucoup de sujets, pleins d’avenues et de projets. Cependant, rien ne m’a motivé, j’étais épuisé et démotivé.

Je pensais qu’avoir tout ce temps libre me motiverait, mais hélas, c’est le contraire qui est arrivé. Je me suis senti submergé. Tout devenait moins important durant cette crise. À quoi bon continuer?

Je me suis mis à courir dehors.

J’ai rempoté toutes mes plantes.

J’ai un peu lu.

J’ai beaucoup écouté de séries sur Netflix et Amazon Prime.

J’ai fait du ménage et réparé des trucs.

 

Crédit : Alexandre Turcotte

 

Mais écrire pour moi et mes projets, ça non.

J’ai réalisé que travailler à la maison et être seul n’est pas la retraite d’écriture rêveuse à laquelle je pensais. 

Puis au bout d’une semaine à me morfondre un peu sur moi, je me suis finalement retroussé les manches et je me suis fixé des objectifs.

J’allais enfin être plus sérieux et consciencieux. Séparer en deux ma journée et prendre une moitié pour mes projets.

 

Toutefois, j’ai retrouvé mon emploi.

Alors retour à la case départ, avec la motivation un peu perdue en court de route, un sentiment de rattrapage dans le fond de la gorge : il faut faire mieux et plus vite.

Je me suis rendu compte que je ne pouvais pas retourner au rythme d’avant. Maintenant j’avais acquis une routine de santé : course, 1h de pause, marche, pause café et moments de lectures.

Le peu de temps qui me restait dans ma période de travail active, je le prenais pour moi et ma santé mentale, pas pour mes projets.

 

 

À la recherche d’équilibre entre travail et santé d’esprit.

Nous avons tous le même nombre d’heures exact dans une journée, quelle que soit notre situation de travail. Je m’attendais à ce que le travail à domicile signifie que j’aurais plus de temps dans la journée, mais ce n’est pas le cas. J’ai exactement le même temps qu’avant et je le dépense différemment, tout simplement.

Au début du confinement, je me suis lancé corps et âme au travail, car je ne voulais pas être chez moi «à ne rien faire». Au final, le temps que je consacre à mont travail doit rester le même, il est juste plus modulable à la maison, selon mes besoins.

Nous faisons tous l’excuse de «ne pas avoir assez de temps», mais la réalité est que parfois, il faut prendre le temps de faire les choses.

 

À la fin de la journée, il faut faire en sorte que l’écriture se produise

On voit souvent des gens n’avoir rien à faire et trouver le confinement difficile. Je les comprends. C’est ma semaine sans emploi que j’ai trouvé le plus difficile: me coucher à 3h du matin, me réveiller à midi. N’avoir aucun objectif ni aucun but a été éprouvant, sans farce.

Il faut se fixer des objectifs, petit et grand, qu’on réalise ou pas. Mais se donner des objectifs aide à garder un rythme, une raison, un fil conducteur.

 

Processed with VSCO with a6 preset

 

Créer reste un travail.

Que vous choisissiez de le croire ou non, l’écriture et la création viennent parfois difficilement. Si vous deviez me dire que vous vous réveillez tous les jours avec des mots qui sortent de vous avec facilité, je dois dire que je ne vous crois pas tout à fait.

L’écriture est difficile. Cela ne vient pas toujours naturellement. Parfois, nous avons besoin d’une petite étincelle pour nous lancer. D’une motivation ou d’objectifs. Et c’est ce que j’attendais depuis le début du confinement. J’attendais ces étincelles de motivation pour m’aider à écrire. Et ils ne sont jamais vraiment venus. J’ai dû créer ma motivation moi-même.

 

Au final, rien n’a changé?

Être à la maison m’a simplement rendu plus responsable et m’a apporté de nouvelles perspectives sur ce que je pensais être capable de faire. Toute cette crise et ce confinement forcé ne sont pas faciles pour personne. Prenez le temps de prendre un jour à la fois. D’écrire ou de créer un peu, avec de petits objectifs, afin de rester motivé.

Si vous pensez qu’être plus à la maison vous incitera soudainement à être plus créatif et créer deux fois plus qu’avant, alors je dois vous dire que ce ne sera probablement pas le cas. Toutefois, si vous y arrivez, c’est que vous avez trouvé à vous soustraire de votre environnement, à vous créer des objectifs, à défaire les barrières de votre prison, qu’elle soit mentale ou physique. Pour ceci, je vous félicite.

#OnLachePas