Les AUTRES festivals de l’été 2013 (1)

Encore une fois cet été, il y a les gros festivals (Woodstock en Beauce, les Francofolies, le Festival de Jazz, le Festival d’Été de Québec, Osheaga et le Festival Juste Pour Rire), mais il y a aussi les AUTRES festivals et événement, tous plus trippant, mal connus, trop éloigné de Montréal et de Québec. Parfois, il s’agit de festivals qui s’adressent à un public bien précis. Voici une liste d’AUTRES festivals et événements à surveiller cet été.

1. Zone HOMA

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Zone Homa qui a une LICORNE! comme mascotte, fête ses cinq ans et confirme sa place au sein d’Hochelaga-Maisonneuve en offrant des spectacles de musique, de théâtre expérimental, de danse et de performance en tout genre. Du 16 juillet au 24 août, c’est plus de 34 soirées qui auront lieu sous l’égide de la LICORNE dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve et qui se dérouleront pour la plupart à la maison de la culture Maisonneuve.

J’ai dans le collimateur, côté musique : Laurent Thomas et Thierry Bruyère le 19 juillet, The Great Novel le 9 août, Lizzy and the Orca et Caroline D’Été le 15 août et une grande soirée le 23 août avec Will Driving West et Harvest Breed!

Mais ce sera également l’occasion de découvrir de jeune talent en théâtre et en danse!

http://www.zonehoma.com/programmation/

2. MEG

Du 25 juillet au 3 août, le Montréal Festival Électronique Groove fête ses 15 ans cette année! Du boulevard au fleuve, c’est plus de 70 artistes, 8 salles, 1 bateau et 2 fêtes en plein air que les organisateurs ont planifiés pour les festivaliers.

Cette année on fête en grand! Le MEG vous fera danser en compagnie de The Hacker, Agoria, Shlohmo (dont j’ai vraiment hâte de voir!), Para One, Duchess Says, Sexy Sushi (Oh oui!), Zombie Nation et Sound Pellegrino Thermal Team. La soirée qui m’intéresse entre toutes, c’est celle du 25 juillet à la Sala Rossa avec Cargo Culte, Dead Obies et Alaclair Ensemble! Il y aura aussi Human Human, Secret Sun et Fire/Work que je vous conseille.

Notons également le MEGA party MEG BOAT spéciale 15 ans avec The Hacker [Fr], Zombie Nation [De], Bordello [Ca], Thomas Von Party [Ca].

Site web du MEG : http://www.megmontreal.com/fr/

3. Festival FAST

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Le festival FAST célèbre sa 6e année en plein cœur du centre-ville de Sorel-Tracy du 14 au 17 août. Encore une fois, les festivaliers auront droit à de l’Art émergent, qu’il s’agisse de musique, d’art visuel ou cinématographie, petit et grand sont convié à la fête. Mais on s’entend ici que la programmation s’adresse plus au 16-35 ans. Le Festival des arts de Sorel-Tracy (FAST) a pour mission de « présenter à la région de Pierre-De Saurel des spectacles et des œuvres émergentes, différentes et éclectiques tout en favorisant les échanges entre les artistes, les artisans et le public. » peut-on lire sur leur site.

Au programme? Une exposition d’art visuel de Fannie Bisson, Étienne Homme, Claudel L. Paquet, Stéphanie lb, Christina Labelle, OLICORNO, Guillaume Perreault, Joannie Verreault et Roxanne Zakrzewski . Des présentations de courts-métrages Claudia Hébert, Chloé Robichaud et Anaïs Barbeau-Lavalette!

C’est aussi (et surtout pour moi) de la musique! Dans trois bars différents se succéderont Fire/ Works, Les Shrimps, La Bronze, Olivier Bélisle, The Golden Tribe, aRTIST oF tHE yEAR, Harryplustonio, Eliza, Caltâr-Bateau, Groenland, Sarah Toussaint-Léveillé, Human Human et Ponctuation! Et c’est seulement la moitié de ce que je connais, il y en aura beaucoup d’autres à découvrir durant ce beau week-end d’août!

Site web du FAST : http://festivalfast.com/

Rédacteur en chef, webmestre et buveur de café.

Ancien étudiant de littérature, enseignement, histoire, gestion des archives et communication, Alex travaille en plus dans le milieu de la danse contemporaine. Sa vraie passion reste l’écriture pour laquelle il s’adonne en tant que coordonnateur au Québec de la revue française Longueur d’Ondes, en plus d’écrire pour BRBR et Ton Barbier.

Me & My DJ – VNCE de Dead Obies

Sandra Chevrier
Sandra Chevrier

VNCE est le DJ et beatmaker qui accompagne le groupe Dead Obies sur scène et en studios. Avec déjà un album perso derrière lui, il arrive ici plus mature avec des beats plus peaufinés. Le travail ici est remarquable. Il s’agit de 21 pistes dont certaines sont accompagnées de collaborateurs tels que RCA et OGB de Dead Obies et Jam (K6A). Tous s’approprient les pistes et VNCE remplis bien son rôle d’agrémenter le tout, de le rendre personnel et efficace avec des atmosphères singulières et pertinentes pour chaque collaborateur.

En général, le flow est doux, bien dosé. Les rythmes instrumentaux sont parfois low-fi, mais plus planant que club/house et gros beat. On est dans un travail personnel, doux et feutré. Il y a des voix en background, des échos. C’est un album aux accents nostalgiques où les rythmes très personnels viennent te chercher.

Une foutue belle galette qui joue facilement en boucle pour plusieurs bonnes raisons. Je prendrai les pistes de Me & My DJ pour faire la soundtrack d’un film. Mon problème c’est que je ne sais pas quelle piste je choisirais tellement les textures sont diversifiées et généreuses.

Justement, le côté cinématographie est là, avec des titres comme Cinema Paradiso et Blue Velvet.

Vient télécharger l’album ici : http://deadobies.bandcamp.com/album/me-my-dj-2
Si tu es comme moi et tripes sur le cover de l’album : Sandra Chevrier (www.sandrachevrier.com)

Rédacteur en chef, webmestre et buveur de café.

Ancien étudiant de littérature, enseignement, histoire, gestion des archives et communication, Alex travaille en plus dans le milieu de la danse contemporaine. Sa vraie passion reste l’écriture pour laquelle il s’adonne en tant que coordonnateur au Québec de la revue française Longueur d’Ondes, en plus d’écrire pour BRBR et Ton Barbier.

Gagnant de l’Oscar du film étranger 2012 – A separation (Jodaeiye Nader az Simin)

Cet article est une gracieuseté de Gabriel Morissette @gab_mori7

Lors de la dernière cérémonie des Oscars en 2012, chaque Québécois croyait que Monsieur Lazhar, de Philippe Falardeau, voguait droit vers la victoire. Mais comme chaque année où un film québécois est en nomination, personne n’a pris le temps de voir les autres films qui concouraient dans la catégorie film étranger.

Le film gagnant nous provient d’Iran : A separation (Jodaeiye Nader az Simin) du réalisateur Asghar Farhadi. Le film nous raconte l’histoire d’un couple qui vit un divorce, car le mari refuse de quitter le pays avec sa femme et d’abandonner son père qui souffre d’Alzheimer. L’homme va ainsi engager une femme afin de s’occuper de son père à la maison.

Les thèmes abordés sont le divorce, l’immigration, le rapport aux aînés et le mensonge. Le tout sur fond d’un Iran moderne et loin de l’espèce de dictature de Mahmoud Ahmadinejad qu’on nous présente habituellement. Oui certaines parties du film s’appuient sur les principes religieux forts dans ce pays : la femme surveillant l’homme malade appelle pour savoir si c’est pêché d’aider l’homme à changer ses vêtements après qu’il ait uriné dans ses pantalons. Par contre, pour ceux qui s’attendent à voir un film du genre de Persépolis, où l’on dénonce les règles et mœurs d’un Iran où la femme est réduite à un rôle moindre (la femme, Simin, suit des cours à l’université) et où les arrestations se multiplient seront déçu. C’est l’image d’une société différente, moderne et ouverte que l’on peut voir dans A separation.

Les acteurs nous offrent tous une belle performance. Mention à la fille du couple qui jouera un rôle de moralisateur pour son père.

Au final, écouter des films en Persan/Farsi sous-titré anglais, je sais que ce n’est pas pour tout le monde, mais c’est un exercice intéressant. Ce film nous présente un Iran peu connu et les thèmes abordés sont frais et modernes. Comme quoi on doit, lors de la soirée des oscars, tenir compte qu’il y a du talent cinématographique ailleurs qu’au Québec!

Gabriel Morissette

Rédacteur en chef, webmestre et buveur de café.

Ancien étudiant de littérature, enseignement, histoire, gestion des archives et communication, Alex travaille en plus dans le milieu de la danse contemporaine. Sa vraie passion reste l’écriture pour laquelle il s’adonne en tant que coordonnateur au Québec de la revue française Longueur d’Ondes, en plus d’écrire pour BRBR et Ton Barbier.