Découverte de la semaine – Meb

Meb lançait un EP le 1er novembre dernier, un petit opus remarquable de quatre pistes intitulé Spirits & Saints. À la fois simple et élaboré (dans le sens dépouillé, mais bien ficelé d’un bout à l’autre), sans lourdeur et très attachant, cet EP est élaboré autour de la thématique religieuse, avec un brin d’amusement et de légèreté.

Il y a un côté remarquable et un peu ludique dans le traitement et la proposition de l’œuvre de Marie-Ève Bouchard (Meb) qui rends son projet très surprenant. En effet, le Ep vient avec un livre/livret numérique (PDF) entièrement conçu à la main et explique quelque peu la démarche et l’œuvre de l’auteure. Il n’est pas seulement un complément, mais fait partie intégrante de l’œuvre. On parcourt ainsi les souvenirs et la tête d’une artiste qui s’offre musicalement et visuellement.

Une ambiance folk avec des orgues, des choeurs et des thématiques spirituelles (Jésus, Grand Manitou, Diable) ainsi que des photos d’icônes et de statuettes donnent un ton religieux au projet, mais sans lui enlevé son charme. Il s’agit d’un un projet dépouillé et quasiment serein.

Une découverte remarquable.

Pour les autres projets de Meb c’est ici.

Rédacteur en chef, webmestre et buveur de café.

Ancien étudiant de littérature, enseignement, histoire, gestion des archives et communication, Alex travaille en plus dans le milieu de la danse contemporaine. Sa vraie passion reste l’écriture pour laquelle il s’adonne en tant que coordonnateur au Québec de la revue française Longueur d’Ondes, en plus d’écrire pour BRBR et Ton Barbier.

Légendes d’un peuple Tome III d’Alexandre Belliard

Légende

Alexandre Belliard lançait le 10 octobre 2013 son troisième album des Légendes d’un peuple. Un projet remarquable où Alexandre Belliard, avec la collaboration de l’historien Gilles Laporte, a décidé de produire une série d’albums qui porteraient sur des personnages historiques du Québec. Sur les Tome I et II, Belliard nous a chanté Papineau, Marie Rollet, Étienne Brulé, le Cavelier de LaSalle, Paul Chomedey de Maisonneuve, mais également de certains autres personnages sans nom, qui font partie de l’imaginaire collectif, tout en décrivant parfois des paysages, des récits ou reprenant des poèmes de Miron et de plusieurs autres poètes.

Cette fois-ci, Alexandre Belliard chante les exploits de Sacagawea, de la célèbre expédition de Lewis et Clark, de Marie-Anne Gaboury, de son petit fils Louis Riel et également de Louis Cyr! Il interprète « Libertées surveillés », un poème de Gérald Godin traitant de la crise d’octobre, il chante Denis Vanier, Borduas, Anne Hébert et Jean-Paul Daoust.

L’album d’Alexandre Belliard est touchant, humain et reproduit admirablement l’univers dans lequel ces personnages historiques, qui nous appartiennent, ont évolué. Chanté en folk, toujours un peu répétitif, explicatif, mais clair, précis et évocateur. Ses textes, agrémentés par la recherche historique de Gilles Laporte, révèlent à merveille des hommes et des femmes qui nous ressemblent. Du violon, de l’accordéon, de la guitare, des chants, des chœurs et beaucoup de cœurs. Ma chanson préférée? La star du Rodéo – Denis Vanier, inspiré du recueil du même nom et de son auteur, est un magnifique portrait sur le poète décédé en 2000.

Rédacteur en chef, webmestre et buveur de café.

Ancien étudiant de littérature, enseignement, histoire, gestion des archives et communication, Alex travaille en plus dans le milieu de la danse contemporaine. Sa vraie passion reste l’écriture pour laquelle il s’adonne en tant que coordonnateur au Québec de la revue française Longueur d’Ondes, en plus d’écrire pour BRBR et Ton Barbier.

Francouvertes : Rendez-vous manqué avec le post-rap

Pour la 17e édition des Francouvertes, le jury et le public ont voté de concert. Les gagnantes sont les triplettes du groupe folk de Moncton Les Hay Babies. Le groupe post-rap Dead Obies a ainsi récolté la deuxième place et Marcie, la troisième.

La soirée à commencé par une prestation des porte-paroles de cette année. Le tandem Louis-Jean Cormier et Danny Placard ont donc livré quelques chansons de leur répertoire, de Karkwa et Plywood 3/4. On s’étonne de les voir pour la première fois ensemble alors qu’ils sont vraiment agréables à voir en duo!

Marcie

Marcie devait casser la glace et ce n’était pas chose facile. Le public ne lui était pas nécessairement acquis. Entre des amateurs de rap et de folk, Marcie entonna courageusement ses chansons françaises. Pour l’avoir déjà vu en spectacle, je trouvais que Marcie restait un peu trop dans son rôle de cabaret. Peut-être que la salle était trop grande, mais elle n’arrivait pas à aller chercher au fond du Club Soda. Elle a réussi à livrer une belle performance. Malgré un début timide, l’assurance et l’amusement ont augmenté. On la découvre subtile, émotive et très belle. Pour la connaître, j’étais déjà conquis et charmé.

**********************************************************************************************************************
Les Hay Babies_7825

Les Hays Babies ont suivi, pleines d’assurances. Elles ont entonné leur folk sans préavis, comme si la scène leur appartenait. Le public était réceptif, tapant des mains, sifflant. Un peu d’humour, beaucoup d’émotions. Les filles étaient très dynamiques, tapant de leur pied, sautillant un peu. Je ne voyais pas l’originalité du trio. Encore du beau-folk-gentil-et-propret, pour une troisième année consécutive. Rien de grinçant, rien de bien différent. Bien sûr, la langue, un mélange de français, d’anglais, de chiac et d’accents à tout casser était charmant, mais rien pour me conquérir. J’admire quand même leur voix, leur intonation. C’était beau, mais rien d’exceptionnel.

**********************************************************************************************************************
Dead Obies_5607

Enfin, une mise en scène. Le DJ VNCE est sur ses platines. Les lumières sont baissées, seulement quelques spots. Puis BOUM! La troupe de Dead Obies arrive sur scène! Cinq rappeurs venus enflammer la scène du Club Soda, électrisant la foule avec leur post-rap, leurs verves, leur dynamisme. Bondissant ici et là, virevoltant, Dead Obies donnait un vrai spectacle, éclaboussant tout, illuminant la salle.

La prestation était sans concurrence, mais là où Dead Obies ne faisait pas l’unanimité, c’est dans les textes, chantés en anglais et en français. Certains jugeaient non pertinent leur présence. Oui, les Francouvertes est un concours pour la chanson francophone, mais les organisateurs ont décidé de poursuivre l’aventure avec Dead Obies. La plupart du temps, on blâme les structures d’être rigides. Pourtant cette fois, les Francouvertes ont osé, mais ce sont les juges qui n’ont pas suivi.

Yes Mccan a même répondu aux détracteurs du groupe qui les accusaient de dévaloriser la culture francophone.

On est un groupe métissé québécois, francophone, anglophone, jamaïquain, irlandais, fidjiens et tous ensembles, on se rassemble pour célébrer, la langue française notre héritage. Quand on est fier de qui on est, on n’a pas besoin de s’affirmer dans la négation de l’autre. Personne ne nous fait peur avec son autre culture. On n’est pas venu défendre la langue française, mais la célébrer.

Récoltant le plus d’applaudissements, ovation comprise, Dead Obies fut mon coup de coeur. Le numéro un sur ma fiche.

Pourtant, ils ont récolté la deuxième place. Le rap n’avait pas remporté la première place depuis Loco Locass en 2000. Treize ans plus tard, la nouvelle génération, avec le post-rap, n’a pas réussi à convaincre les juges. Ceux-ci ont préféré voter pour un choix conservateur et consensuel. Loin de moi l’idée d’enlever du mérite au Hay Babies qui ont dominé les Francofolies depuis le début de l’édition, mais lundi soir, dans la salle, un autre groupe était plus victorieux. Culminant les seconds prix et livrant l’une des performances les plus électriques et dynamiques que j’ai vu, les Dead Obies sont pour moi les grands gagnants.

Pour voir la prestation des Dead Obies filmée par Bande à Part. http://www.bandeapart.fm/#/page/concerts-finale-des-francouvertes-2013-dead-obies

P.S. Merci aux Francouvertes pour l’invitation et les photos.

Rédacteur en chef, webmestre et buveur de café.

Ancien étudiant de littérature, enseignement, histoire, gestion des archives et communication, Alex travaille en plus dans le milieu de la danse contemporaine. Sa vraie passion reste l’écriture pour laquelle il s’adonne en tant que coordonnateur au Québec de la revue française Longueur d’Ondes, en plus d’écrire pour BRBR et Ton Barbier.

Musique du 22 mars

tumblr_m0y8xqIusg1rpxoj9o1_1280

Pour faire suite à mon article qui vous demandait de me rappeler la musique que vous écoutiez lors du Printemps Érable (Refaire le 22 mars en musique), voici un petit mix des chansons qui m’ont été proposés.

Au plaisir de ne pas oublier.

Rédacteur en chef, webmestre et buveur de café.

Ancien étudiant de littérature, enseignement, histoire, gestion des archives et communication, Alex travaille en plus dans le milieu de la danse contemporaine. Sa vraie passion reste l’écriture pour laquelle il s’adonne en tant que coordonnateur au Québec de la revue française Longueur d’Ondes, en plus d’écrire pour BRBR et Ton Barbier.

Premier vidéoclip québécois

Ne vous êtes-vous jamais demandé qui avait sorti le prmeier vidéoclip québécois? Parmi tous les vieux trucs poche et laid d’anthologie avec lesquelles Musique Plus se moque, il y en a pas un digne d’intérêt?

Ne cherchez plus! Voici le tout premier vidéoclip québécois réaliser en 1981 par le grand comédien Yves Jacques! Il a été l’auteur-interprète de la chanson On ne peut pas tous être pauvres (sur une musique de Pierre Gagnon).

Rédacteur en chef, webmestre et buveur de café.

Ancien étudiant de littérature, enseignement, histoire, gestion des archives et communication, Alex travaille en plus dans le milieu de la danse contemporaine. Sa vraie passion reste l’écriture pour laquelle il s’adonne en tant que coordonnateur au Québec de la revue française Longueur d’Ondes, en plus d’écrire pour BRBR et Ton Barbier.