Le cabaret Empire du cirque Spiegelworld : époustouflant!

Samedi soir, je suis allé assister à une représentation de Empire, un spectacle de la troupe de cirques Spiegelworld. La troupe a décidé d’installer leur tente, non pas au Quai du Vieux-Montréal comme l’aurait fait un vulgaire Cirque du Soleil, mais plutôt en plein centre-ville, Boulevard René-Levesque coin Bleury, juste à côté du Gésu.

Il s’agit d’un des spectacles les plus euphoriques, drôles, trash et intense que j’ai vus de ma vie, même en dehors du cirque.

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C’est d’abord dans une ambiance un peu trash-artistique que nous entrons dans l’univers de Empire. La tente-yourte-cabaret possède un bar extérieur un peu décousu et magnifique où le décor dépareillé peut émerveiller le public.

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Après avoir pris un verre et flâner un peu à l’extérieur au Jardin de la bière, il est temps de rentrer dans l’antre de Spiegelworld. À l’intérieur, l’énorme yourte est faite de bois antique, de miroirs biseautés et de vitraux qui font cabaret, au milieu : une scène d’environ trois mètres de diamètre où les performances les plus intenses se dérouleront toute la soirée.

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Au départ, les artistes animent la foule, distribue des blagues, des accolades et des clins d’oeil. L’Asiatique sexy et déroutant (acheté sur internet selon les dire de l’hôtesse) fait un numéro de jonglerie étonnant. Dès le début, on sait qu’on n’a pas affaire à un crique ordinaire, à des clowns ordinaires. Pas d’enfant dans la salle, on s’adresse à un public de 18 ans et plus. Les filles sont sexy, jolies et séduisantes. Les gars sont tellement bien bâtis qu’ils me créent des complexes.

La soirée débute avec une jolie contorsionniste légèrement vêtue qui fait des prouesses sensationnelles dans une bulle transparente. Émerveillé, on la regarde se trémousser, plier et déplier son corps d’une façon incroyable.

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Ensuite, trois filles habillées en gorille forment des pyramides humaines et se lancent dans les aires, réalisant des pirouettes aussi époustouflantes que sexy. S’enchainent plusieurs numéros, accompagnés d’une chanteuse (habillé en robe chinoise) qui offre des performances vocales magnifique, flanquée d’un guitariste (style hippie-rock) qui ajoute une touche cabaret à l’ensemble. Il y a le duo qui fait des portées avec une sensualité provocante. L’Asiatique qui revient nous divertir avec un numéro avec une roue Cyr et la roue allemande, malgré que la scène soit extrêmement petite pour ses prouesses! Un couple portant de vieux patins à roulettes étonne la salle lorsqu’ils tournoient comme des toupies sur la petite scène.

L’un des numéros les plus captivants est sans nul doute celui des deux hommes qui font des pirouettes et qui jonglent avec leur corps, dérochant des mâchoires et faisant frémir la foule. En fiat, le numéro qui m’a le plus fasciné est celui de L’homme aux graffitis en 3D qui crée une structure faite de longs bouts de bois qui tiennent en équilibre.

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Il faut dire que cette expérience de cirque burlesque digne du XXIe siècle n’aurait pas été pareil sans les pitreries sexuelles et rigolote des «clowns» Oscar et Fanny qui mélangeait anglais et français pour notre plus grand plaisir. Ils ont collé leurs membres sur le public, licher des crânes chauves, danser avec le public, ils se sont lancé des bouts de bananes de bouche en bouche et on fait un striptease des plus débridé avec un membre du public. On s’amuse, on rit et on en redemande! La trame sonore est également à souligner: enivrante et magnifique.

L’un des spectacles les plus enivrants qu’il m’a été donné de voir! Le crique change et s’adapte. Ce spectacle décloisonne le cirque traditionnel ou même artistique de nos amis du Soleil et offre ce qu’il y a de plus important : du divertissement!

Empire sera présenté à Montréal pendant un mois, jusqu’au 24 mai, puis à Québec dès le 24 juin) | evenko.ca

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Rédacteur en chef, webmestre et buveur de café.

Ancien étudiant de littérature, enseignement, histoire, gestion des archives et communication, Alex travaille en plus dans le milieu de la danse contemporaine. Sa vraie passion reste l’écriture pour laquelle il s’adonne en tant que coordonnateur au Québec de la revue française Longueur d’Ondes, en plus d’écrire pour BRBR et Ton Barbier.