Entrevue avec Mathieu Pontbriand, instigateur et organisateur de La Grosse Lanterne

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La Grosse Lanterne est un festival unique en son genre qui a lieu à Béthanie, en pleine forêt, le 7 et 8 août prochain. Ils possèdent une super belle programmation avec des bands et des artistes qui feront vibrer la forêt de leur son, un BBQ pour votre gosier, des produits locaux, des foodtrucks et un environnement lumineux qui vous fera planer dans l’euphorie jusqu’au petit matin. Voici mon entrevue avec Mathieu Pontbriand, instigateur et organisateur de La Grosse Lanterne.

D’où est venue l’idée de faire un festival (un peu perdu) dans le bois?

Je fais beaucoup de tournées en tant que musicien, mais aussi comme directeur de tournée pour différents artistes. J’ai fait le tour un peu des festivals, j’ai pris des notes et je trippe beaucoup sur tous les aspects visuels. J’essayais d’imaginer un concept de festival qui serait un peu différent. Je n’invente rien, mais l’idée est de le faire à notre manière. À la base, j’aimais beaucoup l’idée de la bouffe locale, de barbecue. C’est vraiment venu de là, tout en essayant de faire une bonne recette, mais dans le bois.

On dirait que ça s’est bien passé puisque vous faites une seconde édition?

Il faut manger nos croûtes comme on dit. On est conscient que ça ne prend pas une édition avant de décoller. Il faut juste essayer, avec les moyens qu’on a, d’optimiser le tout, d’édition en édition, pour s’offrir une belle notoriété.

Vous avez rajouté des activités pour la journée de vendredi?

On a fait un post mortem l’année passée et on essaie d’optimiser l’expérience des festivaliers. On s’est rendu compte que les gens arrivent le samedi et n’avaient pas vraiment le temps de pouvoir en profiter. Ils arrivaient le samedi, étaient rushés et les bands commençaient alors qu’ils installaient leurs tentes. On a décidé de commencer vendredi, comme ça les gens peuvent arriver à partir de midi et s’installer. Il va y avoir de la musique, de l’ambiance et de la bouffe. En soirée, on a décidé de faire du cinéma avec des projections de films, puis, pour la nuit, de terminer avec un DJ set de Poirier et Toast Dawg.

Vous prenez encore le même lieu? (qui, on se le rappellera, s’agit en fait d’un camp de grandeur nature).

Oui, on ne fait que l’optimiser. C’est sur qu’à la première édition on en a échappé un peu, mais cette fois on va s’arranger pour créer une expérience encore plus agréable pour tout le monde. On a été chanceux: on est aussi tombé sur deux foodtrucks vraiment géniaux. Aussi, l’an passé, le petit déjeuner n’avait pas été planifié, mais cette fois-ci, on s’est assuré qu’ils puissent offrir un menu qui va du déjeuner au souper. Comme ça, les gens qui quittent le camping le lendemain et qui sont affamés pourront manger.

Concernant la programmation… vous avez réussi à faire renaître Malajube?!

Thomas de Malajube joue aussi dans The Muscadettes et ils étaient là l’an passé. Il a compris c’était quoi la vibe du festival. Ça fait longtemps qu’ils n’ont pas fait de show, alors pour repartir Malajube, ils devaient bien y penser. Mais on est vraiment heureux puisqu’ils ont accepté de jouer. J’ai même croisé Mathieu le bassiste dernièrement, ils ont très hâte!

C’est tout de même exceptionnel puisque ce n’est pas les festivals qui manquent durant la saison estivale et les offres doivent être multiple.

On essaie de se démarquer un peu du côté ambiance. Il y a le camping, mais aussi tout l’aspect du bois lumineux et de l’ambiance en forêt. Je mets beaucoup d’efforts sur cet aspect-là parce que je pense que c’est important. Il faut que le soir soit un peu féerique. On en a même rajouter cette année pour faire vivre le bois en soirée. Il va y avoir plus de projections vidéos et d’ambiances lumineuses.

Dans votre programmation, vous vous différenciez aussi des autres festivals qui vont plus souvent dans le folk. Vous faites un bon mélange de rock et de hip-hop?

Oui, mais ce n’est pas écarté qu’il y ait du folk. On n’est pas fermés à cette idée-là. Cette année, la programmation s’est dessinée comme ça, et j’en suis vraiment content. Il ne faut pas rester fermé à quoi que ce soit. Il y a beaucoup de bands qui jouent dans d’autres festivals au Québec et qui seront à La Grosse Lanterne. Ce qui est super, c’est le concentré de bon bands qui sera là en même temps. Il y a une belle linéarité artistique et c’est quelque chose qui nous tient à coeur.

La Grosse Lanterne
Du 7 au 8 août 2015
1801 Chemin de Béthanie, Béthanie
www.grosselanterne.com

Rédacteur en chef, webmestre et buveur de café.

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