Entrevue avec Tomas Jensen

Tomas Jensen avait lancé, en février dernier, son plus récent album intitulé Plus Personne. Il sera en spectacle au Lion d’or ce samedi 23 novembre pour présenter certaines pièces et d’autres, plus vieilles, de ses anciens albums et du temps des Faux-monnayeurs.

On sera en trio: moi, le sens de l’humour de Playmo Blaise (trombone, basse, et beaucoup d’autres) et la folie créatrice de Némo (trompette, batterie, accordéon, sampler, et encore d’autres).

Mais que s’est-il donc passé entre février et novembre?

On a fait quelques spectacles, on a répété beaucoup, mais j’ai travaillé sur d’autres projets, sur lesquelles je ne peux pas m’étendre. Des petits secrets, on aime ça. Il explique son travail, ses réalisations. Il se tient occupé, l’artiste. Toujours en train de créé, pour preuve, son plus récent album Plus personne (2013) faisait suite à Face A Face B (2012), Hay que subir! (2010), Quelqu’un d’autre (2008), Pris sur le vif (2006), Tomás Jensen et les Faux-Monnayeurs (2004), Pied de nez (2002), Au pied de la lettre (2000) et Les (D)eux (1998).

Est-ce difficile de toujours se réinventer, produire toujours plus de chansons, sans tourner en rond? Non, c’est toujours un beau défi. Ce qui est difficile n’est pas de renouveler son répertoire, ni de créé et collaborer avec d’autre auteur. Ce qui est difficile, depuis cinq ans, note l’artiste, c’est le public. Il ne vient plus au rendez-vous comme avant. Il y a plus d’artistes, plus d’offres et c’est toujours plus difficile d’offrir ses chansons et d’en vivre. En 15 ans dans le milieu, il a vu la transformation.

Mais on aime toujours jouer! On offre un vrai party en spectacle. Mélangeant folk, punk, musique latine, rock et disco. Une véritable fête où les gens s’amusent. On aura même un invité spécial: Boogat.

Le Boogat qu’on a pu voir joué aux côtés de Marie-Mai à l’ADISQ? Lui-même! Quand je parle de Boogat qui jouerait du punk, Tomas s’explique : En fait, ce que l’on a de punk c’est l’attitude, les propos aussi et l’énergie, surtout.

Peut-être moins les sonorités alors. Les deux comparses ne sont pas loin l’un de l’autre, Boogat venant tout juste de remporté le GAMIQ d’album world de l’année et Jensen l’ayant remporté en 2010 avec Hay que subir!(de son projet Hombre).

En plus, il a remixé l’une de mes pistes : Parfaite. Et j’adore son travail.

On a donc bien hâte de voir Tomas Jensen en spectacle, avec l’énergie de ses comparses et le party qu’il nous offre. À quoi peut-on s’attendre pour la suite? Peut-être un retour de Hombre souligne-t-il. Mais surtout des spectacles et du plaisir!

Tomas Jensen en spectacle au Lion d’or le samedi 23 novembre 2013.

424254_340085976031063_879608439_n