Entrevue: Nicole, Cherry Chérie et PONI

FrancouvertesSoir7

Dans le but de connaitre les artistes qui s’affronteront lors des préliminaires des Francouvertes, Le Draveur s’est entretenu avec chacun d’eux en leur soumettent un petit questionnaire de 10 questions.

Nicole

Source: Bandcamp
Source: Bandcamp

Originaire de Montréal, Frédéric Christian, que l’on a aussi connu en tant que leader de la défunte formation Lila dit ça, nous présente ici Nicole, un projet au son dépouillé qui marie l’influence d’artistes d’ici, comme Jimmy Hunt et Philippe B, avec les échos plus lointains de la tradition folk et blues américains.

Entrevue avec Frédéric Christian.

1. Comment est né votre groupe?

J’avais un autre projet avant qui s’appelait Lila dit ça et en parallèle je composais en solo un mini disque de sept chansons que j’ai appelées
République de Temps Morts puis j’ai monté le band autour de ce projet. Ce sont vraiment des musiciens qui se sont greffés aux projets. J’ai aussi eu des projets en anglais avant de faire des projets en français.

2. Pourquoi vous être inscrit aux Francouvertes?

En fait, c’était plus pour trouver une source de motivation et un but à atteindre. Pour être franc, je nous ai inscrits en ne pensant pas du tout être sélectionné! Mon démo est vraiment homemade et j’avais même oublié que je m’étais inscrit quand ils m’ont rappelé. C’était vraiment inattendu. J’étais sur le chômage et je me suis dit, je vais monter un dossier pour les Francouvertes, on ne sait jamais. Quand ils m’ont dit que j’étais pris, j’ai vraiment monté le band autour du projet.

3. Qu’allez-vous apporter à la compétition?

Comme c’est un projet qui est basé sur les textes, je pense que ça peut apporter quelques choses de brute avec des chansons à texte plus étoffé. Les mélodies sont simples et pendant que j’enregistrais l’album dans mon appartement, j’écoutais beaucoup de vieux blues.

4. Quel est le plus grand défi que représentent les Francouvertes?

Je pense que j’ai relevé le plus grand défi, c’est-à-dire celui de monter un band et d’arranger les chansons pour cette formule-là. Puisque j’ai enregistré l’album seul et qu’on est cinq sur scène, j’ai dû tout adapter et m’assurer que ce soit présentable. Peu importe comment on joue demain, je suis satisfait d’où on est rendu. C’était plus ça mon défi.

5. Dans quel contexte composes-tu de la musique?

Je compose depuis toujours. Je suis un grand consommateur de musique, mais spécifiquement pour Nicole, c’est une grosse rupture après qui a provoqué ça. La perte d’une fille que je fréquentais depuis dix ans. Mais en même temps, j’ai rencontré quelqu’un. Je suis donc tombé amoureux en même temps qu’être en deuil. Il y avait de grosses émotions qui s’affrontaient. Il fallait que ça sorte.

6. Quel est ton artiste québécois préféré?

J’aime beaucoup Jean Leloup, mais en ce moment je dirais Antoine Corriveau et j’ai beaucoup aimé son dernier disque. En plus, mon guitariste joue avec lui.

7. Une chanson marquante et pourquoi?

Ultraviolence de Lana Del Ray parce que je l’écoute souvent c’est temps-ci. Je trouve que c’est un foutu bon album.

8. Quelles étaient tes influences musicales dans ton adolescence?

J’ai eu une phase métal (Megadeth, Slayer, Metallica) puis après Rush et j’ai eu ma phase prog. En même temps, ma soeur écoutait des bands français et en secret je lui volais des cassettes et j’écoutais ça.

9. Qu’est-ce que tu souhaites après les Francouvertes?

Si on est dans les finalistes et qu’on remporte des prix, ça serait vraiment apprécier. Sinon, si on a l’opportunité de faire un disque et que le projet dure plus longtemps que Lila dit ça, ça serait vraiment génial.

10. Quel artiste souhaites-tu voir gagner les Francouvertes?

J’ai beaucoup aimé Rosie Valland. C’est mon genre de projet et je trouve ça original. J’aime bien ce qu’elle fait, je trouve ça honnête, c’est mon coup de coeur.


Cherry Chérie

Le Draveur
Le Draveur

Personne ne peut rester de glace face à l’intenable quatuor montréalais qui dégaine sans complexe son rock’n’roll rétro-trash-bonbon et parvient à charmer l’oreille de son public avec ses délectables harmonies vocales. Véritable monstre à quatre têtes, le groupe s’est d’abord consacré à faire vibrer les pistes de danse des bars et des salles de spectacle du Québec au son des plus grands hymnes des années 50 et 60.

Entrevue avec Alexandre Craigh.

1. Comment est né votre groupe?

Moi et Paulo, on suivait des cours d’italien à l’UQAM parce qu’on est italo-québécois et on devait parler ensemble pour avoir des dialogues en italien et on parlait toujours de musique. On s’est parti un duo de reprises des années 50 et 60. Gabriel nous a vus en spectacle, il a été impressionner et a décidé de jouer avec nous. Il nous a aidés avec son ampli et il connaissait un batteur (Étienne). On a donc commencé en jouant des reprises puis est venu le temps de faire nos compositions.

2. Pourquoi vous être inscrit aux Francouvertes?

C’est un incontournable. On s’est inscrit à Granby et on a vraiment eu du fun. Il y a beaucoup de diversité et de talents. Ça apporte de la visibilité aussi face au milieu. Il y a un aspect de proximité, notre studio est juste à côté.

3. Qu’allez-vous apporter à la compétition?

On apporte notre dose de rock’n’roll rétro-trash-bonbon et il n’y a aucun autre band qui va faire un plain. Si tu veux savoir c’est quoi, vient lundi. En plus, on a pratiqué nos step pour ajouter un punch visuel un peu sexuel et cheesy afin de ne laisser personne indifférent.

4. Quel est le plus grand défi que représentent les Francouvertes?

Le plus grand défi est de surprendre. On est surveiller par des juges et un public alors on pourrait jouer safe pour être sur que les gens aiment ça, mais le défi est de rester soi-même, que ça passe ou sa casse. On va être félin.

5. Dans quel contexte composes-tu de la musique?

Moi et Paolo on écrit les squelettes des chansons et après on les propose au groupe. Avec notre nouvel album, on s’est rendu compte qu’on était dirigé par les pulsions, peu importe le genre. Pulsion sexuelle ou pulsion de lâcher son emploi. On a été inspiré dans nos pulsions.

6. Quel est ton artiste québécois préféré?

Est-ce que je parle pour moi ou le groupe? On a tous nos chouchous très différents. Moi j’aime bien les Lili Fatale, on écoute souvent Richard Desjardins. Paolo adore Chocolat et Les Vulgaires Machins. Gab joue beaucoup de Karkwa a la guitare. On a vraiment aimé le dernier album de Peter Peter. Dans le questionnaire des Francouvertes, il nous demandait quels artistes des autres compétitions on aimait le plus et on a tous dit La patère rose.

7. Une chanson marquante et pourquoi?

Mini jupe et Watusi de Les Breastfeeders parce que ça été une révélation pour moi. J’avais compris qu’on pouvait faire du rock en français.

8. Quelles étaient tes influences musicales dans ton adolescence?

Paolo et moi, on a écouté pas mal de 60 – 70. Les Beatles, Les Beach Boys et Paolo écoutait The Doors. On a passé tous les deux notre adolescence dans des show de punk-rock, de ska et de bigbang, ça l’a teintée un peu notre énergie sur scène.

9. Qu’est-ce que tu souhaites après les Francouvertes?

Propager notre amour pour le rétro-trash-bonbon. On aimerait avoir un plus grand rayonnement : plus de spectacles et plus de monde à nos show. Avoir du rayonnement l’autre côté de l’océan, ça serait génial. On avance de façon pulsionnelle et tête première.

10. Quel artiste souhaites-tu voir gagner les Francouvertes?

Ça, c’est la question qui tue. Vu qu’on est 4, on a tous notre chouchou différent. Je pense que personne n’a été indifférent d’Anatole et on a tous été charmés par la jeunesse et le laisser-aller naturel d’Émile Bilodeau. Au niveau technique, Dylan Perron et Elixir de Gumbo ont été fous raides et la vibe de Urban est incomparable. Je pense que c’est difficile de trancher parce qu’on a tous notre chouchou.


PONI

Source: Les Francouvertes
Source: Les Francouvertes

PONI, à première vue, c’est de la barbe. Beaucoup de barbe. C’est surtout l’expérience jumelée de Nicolas Beaudoin (Buddy McNeil & The Magic Mirrors), Nicolas Gosselin (Deux Pouilles en Cavale), Simon Gauthier (Les Guenilles et Deux Pouilles en Cavale), tous Jeannois, et Jonathan Bigras (Les Guenilles et leader du groupe Black Piranha), natif de l’Île-du-Prince-Édouard, qui se réunissent une fois de plus sous l’enseigne du rock. Une musique de stoner, psychédélique, avec ce son du Lac qui a fait sa marque au fil des ans.

Entrevue avec Nicolas Beaudoin.

1. Comment est né votre groupe?

Moi et Nicolas Gosselin, on se connait depuis 15-20 ans. On est des amis d’enfance, on a toujours fait de la musique et on se disait qu’un jour on devrait faire un projet ensemble avec Simon Gauthier. Un jour on est arrivé avec des chansons, on est allé dans un local et ça donner quelque chose de bien : PONI.

2. Pourquoi vous être inscrit aux Francouvertes?

On s’est inscrit à la dernière minute. Je n’ai jamais fait de concours musicaux. Je n’ai jamais vraiment eu d’intérêt. L’an passé les Deux Pouilles en Cavale ont eu un beau succès. Ils m’en ont parlé et m’ont convaincu que ça aiderait à faire rayonner le projet, peu importe, où on se rend, ça met de la lumière sur ce qu’on fait. En plus, c’est un spectacle au Lion d’Or à Montréal. Il n’y a pas 1000 kilomètres de route à faire pour un spectacle auquel on ne sait pas ce qui va arrivé. Ça nous fait jouer et rencontrer beaucoup de gens. Ils ont réussi à me convaincre.

3. Qu’allez-vous apporter à la compétition?

Tous les artistes apportent quelque chose de différent et particulier. On va partager notre expérience, notre énergie et notre performance haute en volume aux Francouvertes. J’espère qu’on va apporte du gros fun.

4. Quel est le plus grand défi que représentent les Francouvertes?

Le plus grand défi, c’est de le voir juste comme un spectacle. Il ne faudrait pas que je me mette à penser qu’il s’agit d’un concours et qu’il y a des juges qui nous jugent. Je le vois comme une vitrine, si ça peut nous propulser plus loin, tant mieux. Le plus gros défi, c’est la pression du concours. Il faut toujours donner le meilleur de nous même.

5. Dans quel contexte composez-vous de la musique?

Dans le fond, ce n’est pas très compliqué. Les groupes dans lesquels on est ont des personnalités fortes. C’est facile de composer sans être dans les plates-bandes des autres projets. J’arrive avec des chansons et Nico Gosselin aussi et on arrange tout ça ensemble. Puisqu’on est issu d’univers différent, quand on ensemble ça, ça donne quelque chose d’original.

6. Quel est ton artiste québécois préféré?

Ce qui m’allume pas mal ces temps-ci, c’est le dernier album de Julien Sagot (Valse 333). J’trouve qu’il a une façon de faire de la musique qui est propre à lui, il fait des beaux portraits à chaque chanson. J’aime sa vision de la musique et la direction qu’il prend. Plus vieux, je te dirais Gerry Boulet.

7. Une chanson marquante et pourquoi?

Let There Be Rock d’ACDC. Quand j’étais jeune, je regardais toutes les pochettes des vinyles. Sur la pochette de cet album, il y a une photo ou le gars à l’air en transe. J’étais jeune et je me disais qu’il avait l’air de triper. Je voulais avoir autant de fun que lui. C’est ça qui m’a donné le goût de jouer de la musique.

8. Quelles étaient tes influences musicales dans ton adolescence?

J’ai écouté beaucoup de choses. Même aujourd’hui j’écoute plusieurs styles. J’ai eu ma passe de vieux Pink Floyd, The Doors et l’époque des années 90 dans le punk. J’écoute encore beaucoup de Nirvana et de Beatles. J’ai eu une grosse passe de Jazz à l’adolescence.

9. Qu’est-ce que tu souhaites après les Francouvertes?

Depuis le début de PONI, ça n’a jamais cessé de progresser. On fait plus de musique et on a plus de spectacles. Notre dernier album a eu de bonnes critiques. Ça continue de progresser et j’aimerais juste que ça aille plus vite dans le processus.

10. Quel artiste souhaites-tu voir gagner les Francouvertes?

J’aurais aimé voir Les Guerres D’l’Amour, mais ils ne sont plus là. Ce sont des amis et un solide band. Je suis vraiment surpris qu’ils soient évincés. Ils sont vraiment géniaux.


Soir 1 : Francouvertes [Entrevue] : YOKOFEU – Beat Sexü – Les Guerres D’l’Amour
Soir 2 : Francouvertes [Entrevue] : C-Antoine Gosselin – Rosie Valland – Jean-François Malo
Soir 3 : Francouvertes [Entrevue] : marijosée – Oli Laroche – The Urban Indians
Soir 4 : Francouvertes [Entrevue] : Samuele + Deslandes + Rymz
Soir 5 : Francouvertes [Entrevue] : Mathieu Bérubé + Anatole + Eugène et le cheval
Soir 6 : Francouvertes [Entrevue] : Émile Bilodeau + Dylan Perron et Élixir de Gumbo + Chandail de loup