
La finale de la 18e édition du concours musical les Francouvertes avait lieu ce lundi soir au Club Soda. Le match de hockey avait enlevé un peu de partisans aux finalistes, mais le public était tout de même là, prêt à une finale digne de ce nom.
Karim Ouellet et les Soeurs Boulay (co-porte-parole) ont d’abord brisé la glace tour à tour, puis ont interprété Marie-Jo en trio. Juste cette chanson valait la peine de manquer le match!

Le jury de l’industrie dont le vote compose 50% de la note, était composé de: Andréanne Sasseville (SiriusXM), Karim Ouellet (porte-parole/auteur-compositeur-interprète), Mélanie et Stéphanie Boulay (porte-parole/auteures-compositrices-interprètes), Laurent Saulnier (FrancoFolies de Montréal), Rebecca Makonnen (Espace.mu), Nicolas Tittley (MusiquePlus) et Philippe Papineau (Le Devoir, CIBL).

Philippe Brach
Philippe Brach commence la soirée avec sa simplicité et son charme désarmants. Il enlève ses souliers, pour être à l’aise et débute avec humour et sa chanson triste qui parle d’avortement. Toujours en maitrise, il est beau, charmant, drôle et généreux. Il sort finalement sa set-liste après quatre chansons, en s’excusant. Même après avoir vu trois fois son spectacle, il m’éblouit toujours. Pour moi, nul doute qu’il remportera la finale, avec son aisance et son expérience, s’est quasiment joué d’avance.
Un jour pas si lointain, on sera sur les plaines d’Abraham et lui sur scène, pour la Saint-Jean, avec à ses côtés, un Vigneault dans une chaise roulante et un Charlebois toussotant. Il fini avec C’est tout oublié une piste rock-alcoolique énergique et magistral, comme toujours.

Julie Blanche
Sa voix mélodieuse s’empare de l’assistance. Elle laisse son univers se dévoiler et s’étendre dans la salle. Le Club Soda est sous l’enchantement lugubre et merveilleux. Petite, menue, mais solidement campée, Julie Blanche se défend bien avec une prestation honnête et sincère.
Elle en profite pour offrir de nouvelles chansons élégantes. Toujours aussi théâtrale, elle termine sa performance, radieuse, lumineuse et souriante. Pour elle, peu importe le résultat, semble-t-il, elle est déjà victorieuse.
Mon entrevue avec Julie Blanche, à la veille de la finale.

Deux Pouilles en Cavale
On ne pouvait finir qu’avec Deux Pouilles en Cavale, échevelé, intense, poignant de sincérité et d’originalité, l’énergie dans les ressorts. L’expérience est éclectique et me fait penser à un mélange de Cheesecake Ninja et Mononc Serge bien dirigé. Il faut du souffle pour offrir ce punk débraillé, éclectique et électrique, avec cette direction claire vers laquelle ils foncent à 1000/kmh.
Il joue ridiculement intensément, replaçant sa batterie, perdant une baguette. Avec humour et bonheur, Deux Pouilles en Cavale ont joué comme s’il n’y avait pas de lendemain. On voudrait qu’ils ralentissent le tempo, qu’ils jouent moins fort, mais ça serait les dénaturer et leur enlever leur charme.
Pas de salade iceberg au Club Soda, mais on se wrap la face avec éclat. Voir mon entrevue avec eux à la veille de la finale.

Le gagnant
Sans étonnement, c’est Philippe Brach qui est sacré le grand gagnant des Francouvertes 2014. Il remporte ainsi une bourse de 10 000 $ de SiriusXM! Les finalistes remportent également une multitude de prix. Comme quoi, on est toujours gagnant aux Francouvertes.
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