St-Petersbourg – 28 degrés

St-Petersbourg 28 degrés

St-Petersbourg

Après avoir lancé un premier EP en mai 2014, la formation instrumentale St-Petersbourg est de retour avec un second opus de six pistes, intitulé 28 degrés et disponible sur bandcamp.

Poursuivant dans leur lancé déjà bien entamé sur leur premier album, les gars de St-Petersbourg reste encore dans les contrés du rock ambiant noise aux limites du post-rock électro. Composé de Yannis Panos et Léo Fradet, tout deux de la formation black métal Funeste, ainsi que de Sébastien Caron, William Gilboërnand, et Pierre-Martial Gaillard, la troupe offre un opus plus aboutis et toujours aussi intense.

Toujours plus frénétique et intense

L’album s’ouvre avec Ibernare et promet une incursion sans relâche dans les méandres d’une instrumentation riche, variés et déchainés. La seconde piste Perdition laisse plus de place à des touches électroniques variées, qui change un peu l’atmosphère très lourde du début. Reste qu’on est encore saisi par un souffle sombre soutenu.

Un peu plus pop (c’est relatif) Myosis a un rythme et une drive que j’apprécie beaucoup plus. La pièce titre 28 degrés est hypnotique, bien construits en distorsion, guitares et synthétiseurs. Elle t’offre une finale éclatante et saisissante. L’avant-dernière piste Aux dernières neiges est probablement la chanson que je mettrais aux génériques d’un film apocalyptique. Quant à L’issue, j’ai aimé la petite vibe blues du début et comment elle s’est construite jusqu’à la fin.

On n’est définitivement pas dans un terrain musical que j’apprécie. Il n’y a pas de paroles, les pistes sont sombres et toujours plus frénétiques les unes que les autres. Pourtant, je dois souligner le travail remarquable des compositions, l’énergie et la cohésion de l’ensemble. Une très belle oeuvre pour les amateurs du genre.

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