Entrevue avec Gazoline – Rock, danse et Caféïne

Festival ARTEFACT – Jour 3

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Le Festival ARTEFACT en était à sa troisième et dernière journée samedi. Le Festival avait déjà commencé avant notre arrivée avec des conférences en après-midi et des prestations qui commençaient dès 17h. J’ai manqué Fire/Work et The Great Novels, deux formations que j’adore, ainsi qu’East Road, que je connais moins.

Cette deuxième édition du festival faisait terriblement échos à l’année précédente. En effet, il semblerait que la fin du mois de mai concorde toujours avec une bonne grosse averse qui dure tout le week-end, au grand désarrois des organisateurs et festivaliers de l’événement. Peut-être mieux préparer à la pluie que l’an passé, ce n’est pas quelques averses qui ont réussi a démoralisé les Campivallensiens (les habitants de Salaberry-de-Valleyfield).

Le festival avait lieu en plein cœur de la municipalité, sur le stationnement de la mairie. Par chance, on emmenait avec nous une accalmie. La pluie cessa à notre grand bonheur. Nous sommes arrivés justes à temps pour saisir deux chansons de la formation sherbrookoise Orange O’clock.

On regarde la marchandise, des bijoux, des chandails et des accessoires de tout genre fait par des artisans locaux. Il y a des grillades aussi, afin de se réchauffer durant le petit entracte. Enfin, c’est Gazoline qui monte sur scène.

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Gazoline met le feu aux poudres. Il fait froid et la place se réchauffe déjà. Enfin, moi je saute sur place. J’adore ce trio rock originaire du Saguenay qui déménage. Le chanteur fait des blagues, anime un peu la foule transie de froid. Les pistes s’enchainent et moi je tape du pied, hoche la tête et chantonne les hits. J’ai entendu dire que le groupe sera peut-être de la programmation extérieure des FrancoFolies, à suivre.

Entracte. L’organisateur du festival annonce une baisse des prix pour 15 minutes sur la bière. Joie et bonheur sur le site.

Puis c’est Le Couleur qui doit suivre. On nous promet que leur musique, bien qu’éclairée par les néons, doit nous réchauffer. J’suis moins convaincu par leur proposition musicale sur scène que sur disque. On dirait que c’est moins rodé. On voit mal l’utilité de la chanteuse. On dirait qu’elle est présente un peu pour faire jolie. C’est plutôt les musiciens qui donnent le change, mais même là on se retrouve plus dans une musique planante que rock. Dommage, même French Fox, qu’on pensait d’abord être Karim Ouellet, ne convainc pas vraiment.

On va se chercher une grillade en spécial. Miam. C’est gras, cendré, ça coule, on se lèche les doigts. Et la foule grandit, le post-rigodon s’en vient.

(pasfotograf.com)
(pasfotograf.com)

Alaclair Ensemble débarque sur scène. Cinq minces qui chantent, rap et s’amusent sur scène, avec humour, dérision, doigté et bonheur. Le DJ joue le Piu Piu au maximum, s’est bon. Ça nous réchauffe bien plus que Le Couleur. La pluie recommence, mais la foule ne s’enfuit pas. Elle danse sous le post-rigodon de la troupe bas-canadienne. On se fait aller les fesses, les pieds et les verres d’oreille s’insère dans nos têtes : Mon cou / Mon dos / Mon cou pis mon dos / Mes orteils / Mes oreilles / Hors de contrôle . Alaclair Ensemble joue des pistes de leur deuxième vrai nouvel album Les maigres blanc d’Amérique du Noir.

Malheureusement, les orteils ne donnent plus signe de vie. Nous sommes transis de froid, carrément. On est mal habillé, on tousse, petite nature que nous sommes. La pluie et le vent nous rentrent dans les os. On est fait en chocolat. On abdique et on rentre à la voiture. Il reste une heure de route à se réchauffer. Je fais jouer FOX dans la voiture, le dernier album de Karim Ouellet. Parce que c’est avant tout ça ARTEFACT, une façon de célébrer la musique émergente dans un beau coin de pays.

Les gars de Sorstu.ca avaient de meilleurs souliers et vêtements que nous parce qu’ils sont restés jusqu’à la fin pour voir Karim Ouellet offrir des shooters de vodka.

Rendez-vous l’an prochain! D’ici là, écoutez leur compilation : http://www.festivalartefact.com/

Rédacteur en chef, webmestre et buveur de café.

Ancien étudiant de littérature, enseignement, histoire, gestion des archives et communication, Alex travaille en plus dans le milieu de la danse contemporaine. Sa vraie passion reste l’écriture pour laquelle il s’adonne en tant que coordonnateur au Québec de la revue française Longueur d’Ondes, en plus d’écrire pour BRBR et Ton Barbier.