Zone Homa : Jesse Mac Cormack et The Great Novel

Même si la licorne de Zone Hame a été vandalisée le festival continue, et la programmation brille encore.

Vendredi avait lieu à la Maison de la culture Maisonneuve un spectacle intimiste de The Great Novel gangant de la 5e édition du Festival Diapason. En première partie, Jesse Mac Cormack du groupe MAK a offert une prestation intrigante.

Le Draveur
Le Draveur

Au départ, le jeune homme monte seul sur scène et s’assoit sur sa chaise. Il commence à jouer avec sa guitare, mais semble plutôt l’accorder. La musique est bonne, le gars est un très bon guitariste et sa voix s’apparente à celle de Thom Yorke. L’univers planant qu’il construit est également semblable, planant et un peu torturé. Là où ça ne colle pas, c’est lorsque Jesse s’adresse à la foule. Il à l’air saoul et semble ailleurs. Trop dans sa musique, l’artiste n’était pas à 100 % de sa forme. La prestation aurait mieux passé avec un band pour le soutenir.

Le Draveur
Le Draveur

Après l’entracte, The Great Novel commence en douceur avec les chansons de leur premier album paru en mai dernier. Ain’t too pretty est un petit bijou folk dans l’univers des artistes émergent. Avec beaucoup de swing, des sonorités country et du folk jusque dans les dents. Il y a du blues et c’est bon, ça vibre et tapote du pied. Il faut imaginer Jack Kerouak avec un band, un harmonica, des mandolines, une contrebasse et un banjo. Un accent canadien-français dans un folk américain à l’anglaise. Tu pourrais penser à Mumford and Sons, mais rien ne t’y oblige.

Ils descendent des Laurentides, il fait beau là-bas, alors ils écrivent des chansons sur la beauté de leur coin de pays. Quelques nouvelles pistes, mais surtout Ain’t too pretty et les chansons qui bougent sur l’album. Bravo à Endrick Tremblay, le chanteur cute selon ma copine, qui change d’harmonicas aussi vite que son ombre et au swing de Gabrièle Côté qui ajoute une bonne touche féminine à l’ensemble. C’est beau, country-hipster, folk-ton-banjo et ils ont surtout l’air d’avoir du fun, de s’amuser, d’être entre amis. On pogne, on aime et on en voudrait encore.

Facebook : https://www.facebook.com/thegreatnovel

Le Draveur
Le Draveur
Rédacteur en chef, webmestre et buveur de café.

Ancien étudiant de littérature, enseignement, histoire, gestion des archives et communication, Alex travaille en plus dans le milieu de la danse contemporaine. Sa vraie passion reste l’écriture pour laquelle il s’adonne en tant que coordonnateur au Québec de la revue française Longueur d’Ondes, en plus d’écrire pour BRBR et Ton Barbier.

The City Gates – Collapse

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Les membres du groupe The City Gates ont beaucoup d’artistes comme repère d’influences et ça s’entend bien. Imagine Coldplay sans la pop et qui jouerais avec Death Cab For Cutie, c’est donc un rock-indie ambiant, du shoegaze, du post-rock et des influences un peu dream pop d’une qualité impressionnante pour ce quatuor.

On est malheureusement en terrain connus, un genre éculé. Il est difficile de s’y démarquer, mais avec cette production honnête et de qualité, The City Gates n’a rien à envier aux autres groupes. Réalisé au studio Picolo par Gautier Marinof (Sam Roberts et The Stills), le groupe peut même être un peu orgueilleux, car la marchandise est là et ça fonctionne très bien.

Le problème avec Collapse? Il n’y en a aucun. Que de bonnes pistes qui s’enchaînent encore et encore. Come Back To Me, Your Eyes, Purple Heart et ainsi de suite. Avec des cuivres, du piano par ici, mais beaucoup de guitares en général, le son accroche, il fait un peu plané, mais reste rock.

Je le répète, c’est difficile de se démarquer dans cet océan d’indie-rock à la The National, mais le groupe s’en tire bien. Vu leur professionnalisme, je ne serais pas étonné de les voir encore plus briller, peaufiner leur style et se démarquer.

Facebook : https://www.facebook.com/thecitygatesmusic/

Rédacteur en chef, webmestre et buveur de café.

Ancien étudiant de littérature, enseignement, histoire, gestion des archives et communication, Alex travaille en plus dans le milieu de la danse contemporaine. Sa vraie passion reste l’écriture pour laquelle il s’adonne en tant que coordonnateur au Québec de la revue française Longueur d’Ondes, en plus d’écrire pour BRBR et Ton Barbier.

Oothèque – Francis Mineau (Malajubien)

Photo: Cindy Boyce
Photo: Cindy Boyce

Francis Mineau est le batteur du très-bon-groupe-qui-est-en-pause Malajube. Je n’aime pas dire ex-Malajube, parce que Malajube n’est pas mort. Le groupe est en pause pour que ses membres puissent s’orienter vers des projets personnels, et voici l’un d’eux.

Le projet s’intitule Oothèque. Alors que j’imagine une discothèque onirique, Wikipédia à tôt fait de me dire qu’il s’agit d’un «Nid formé lors de la ponte de certains insectes, en particulier la mante religieuse.» Ça reste original, c’est le cas de le dire.

Si ça ressemble à Malajube? Oui, pas le choix. Atom for Peace ressemble à Radiohead. Difficile de faire autrement. Pourtant, on est dans une autre veine, toujours proche du rock-indé très pop, on flirt ici avec la chanson française à la Pendentif et le new-wave (un peu quand même).

C’est surtout le communiqué de Bonsound qui est alléchant en parlant d’Oothèque :

C’est la somme des notes de la gamme, du guide Peterson des oiseaux d’Amérique du Nord, […] de Jodie Foster sans t-shirt, d’un piano droit, d’un foie de veau, de Converge, du SEGA Genesis, de madame Bovary, de FZ, de Malajube, des mathématiques, des Expos de Montréal, d’Éric Satie, d’un drumkit, de Piu-Kee et de deux Volkswagens.

Le 16 mai, à 18 h, au O Patro Vys lancement d’album d’Oothèque.

En téléchargement gratuit.

Rédacteur en chef, webmestre et buveur de café.

Ancien étudiant de littérature, enseignement, histoire, gestion des archives et communication, Alex travaille en plus dans le milieu de la danse contemporaine. Sa vraie passion reste l’écriture pour laquelle il s’adonne en tant que coordonnateur au Québec de la revue française Longueur d’Ondes, en plus d’écrire pour BRBR et Ton Barbier.