Oothèque est disponible depuis le 14 mai dernier. Il s’agit du nouveau projet de Francis Mineau, batteur de Malajube.
À la première écoute, on ne comprend pas tout. En fait, on ne comprend rien. C’est facile, il n’y a rien à comprendre. Aucun message subliminal. L’écriture est automatique, le sens également. Il se dévoile en chacun de nous. Pour ce qui est de l’émotion, oui, il y en a. Une émotion intangible, un peu d’amour, beaucoup d’amusement, une franchise envers soi-même. Difficile de mettre le doigt dessus.
Francis Mineau s’est amusé à rendre ça un peu compliqué. L’idée est qu’on ne reçoit pas tout en bouche dès les premiers instants. On s’assoit tranquillement et on réécoute, armé du livret. Une deuxième et troisième fois. L’album s’ouvre à nous, se dévoile petit à petit.
On y découvre une pop organique, des synthétiseurs adroits, ingénieux, simples et divertissants. Certaines pistes sont plus pop, certaines plus new-wave planantes. Parfois rock, mais pas trop (Downtown). Mineau s’amuse à y chanter en anglais, en allemand, mais principalement en français.
Simple et complexe, oothèque est un trip de composition, car Mineau l’a construit de A à Z, de la composition à la réalisation. Il a enregistré tous les instruments lui-même. Il a invité des ami(e)s aux micros (Laurence Lafond-Beaulne, Florence Créte-Lafrenière et Lise Iwanicki, de Creature) et Peter Peter, laissant quelques choeurs féminins nous charmer ici et là.
J’ai adoré Portrait d’une Panthère, Lynchantrope et Ligne ouverte.
Pour lire mon entrevue avec Francis Mineau : Entrevue
