On dirait que j’écoute Joseph Arthur depuis toujours et que je le connais depuis encore plus longtemps. Alors qu’au contraire, je ne le connais que depuis 2012. Cette impression intemporelle qui se dégage de l’oeuvre de Joseph Arthur fait écho à cette musique, profondément américaine, pop et très rock. L’ambiance dans laquelle on se plonge à l’écoute de son dixième et plus récent album The Ballad Of Boogie Christ est enivrante, poignante et terriblement accrocheuse.

J’avais entrevu le génie de Joseph Arthur dans son dernier album double Redemption City disponible gratuitement sur le site de Joseph Arthur. Ce jeune homme originaire de l’Ohio et maintenant établi à Brooklyn est un homme hyperproductif. Avec maintenant 10 albums, 11 EPs et une liste incommensurable d’albums enregistré en direct durant ses spectacles, Joseph Arthur est un artiste incontournable qu’il faut suivre.

Également artiste peintre, il a illustré l’album de ses oeuvres et on a ainsi un apperçcus plus profond de son monde un peu psychédélique. Maître de l’oversampling, Joseph Arthur a popularisé cette méthode en enregistrant presque tous ses spectacles de tournée. Pour voir la liste c’est par ici et son spectacle au Club Soda en 2009.

Ce qui surprend d’abord avec The Ballad Of Boogie Christ, c’est l’orchestration magistrale réalisé. Dès les premières notes de la surprenante pièce pop-orchestrale Currency of Love on se retrouve dans un univers pas loin d’Arcade Fire, alors que Joseph Arthur a tout réalisé seul en studios avec ses musiciens invités. S’ensuit deux de mes chansons préférés, la magnifique Saint of Impossible Causes, très pop et jazzé et la merveilleuse The Ballad of Boogie Christ où on suit les déboires d’un Christ du XXIe siècle, beaucoup plus sincère et près de notre univers.

L’album et même le travail de Joseph Artur possède parfois des connotations religieuses, des anecdotes personnelles. On est loin d’un Yeezus de Kayne West, il y a beaucoup plus de modestie, de beauté humble. Et les ballades s’enchaînent, entraînantent I used to Know How to Walk on the Water ou encore I Miss the Zoo qui était également sur Redemption City. Je dois également parler de Black Flowers, rock et sublime, un vrai petit chef-d’oeuvre.

Le travail de Joseph Arthur est remarquable et incontournable, un véritable artiste. J’ai sincèrement écouté The Ballad Of Boogie Christ pendant deux semaine sur repeat.

Facebook de Joseph Arthur : https://www.facebook.com/Josepharthurpage
Écoute intégrale de l’album sur Paste. http://www.pastemagazine.com/

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