La formation Les chercheurs d’or était de passage à Montréal le 15 novembre dernier pour présenter leur plus récent album éponyme dans un Cabaret du Lion d’or très heureux et d’humeur plutôt festive et pour partager la scène avec Les Hay Babies.
Dans la loge, les filles se préparent (Isabeau Valois, voix, mandoline et banjo et Marie-Christine Roy, violon, mandoline et voix) et je m’entretiens avec Simon Pelletier-Gilbert (percussions, voix et harmonica) et François Gagnon (guitare, voix et harmonica) pendant que Luke Dawson (contrebasse et voix) se repose.
C’est qu’ils reviennent tous d’une tournée européenne de plus d’un mois en France. C’est notre quatrième tournée cette année. Ça marche très bien là-bas. Avec le premier album (Isabeau et les chercheurs d’or) on a tourné ici pendant un an et demi, il commençait à s’essouffler, mais il est sorti là-bas et ça donc donner un second souffle. Donc pendant la dernière année, oui on a pas mal plus tourné en Europe.
Ils sont donc de retour, mais encore pour un court laps de temps, histoire de lancer ce deuxième album. Quelques dates au Nouveau-Brunswick et c’est reparti pour l’Europe. Mais cet été on fera la tournée des festivals au Québec et la tournée pour le nouveau disque. Et une fois l’hiver aux portes, le groupe retournera en Europe faire tournée ce nouveau disque. Ils ne chôment pas. Portant à bout de bras un projet qui leur tient à cœur.
Mais nous sommes ici, au cabaret du Lion d’or, pour le nouvel album, qu’en est-il? Plus introspectif que le premier opus, moins festif diront certains. Toujours aussi entrainant, unique et authentique, fidèle aux chercheurs d’or.
C’est un album qui a été enregistré très rapidement. On n’est pas rentré en studio en faisant 20 chansons avec aucune direction artistique, dans l’ensemble on avait déjà tout. Ils ont construit un album plus lent, plus varié alors que leur formation devenait plus solide et tissé serrer. Ils ont misé sur plus de cordes, plus d’archets et ont explorer des sonorités latines, étoffées et sophistiquées en délaissant un peu leur étiquette festive et bluegrass.
En show ça déménage par moment, mais on aime ça que notre répertoire soit plus nuancé. Ça nous permet d’explorer des sonorités plus douces à travers le spectacle. De plus, on a beaucoup de chansons qui sont tirées du répertoire américain, au moins un tiers de nos chansons sont des traductions de chansons.
Depuis toujours on fait des reprises à notre sauce, ça va avec nous, avec la musique folk et la mouvance folk. C’est un plaisir de faire ça. Les chansons nous appartiennent totalement à force de les jouer.
La recherche se fait par coup de cœur, en dénichant des pièces un peu oubliées, en cherchant les pépites, si on peut dire. Et oui, on peut le dire. Parce que c’est un peu ça Les chercheurs d’or. Ils feront un hommage à Lou Reed, mais ne joueront pas Walk on the white site. Ils joueront une pièce oubliée, à la sauce folk-chercheurs d’or. C’est leur recette. C’est comme ça qu’ils voient le folk: un partage, un défrichage de musique.
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