
Apparu il y a quelques mois, la formation Ragers qui annonçait la sortie de son EP en novembre, verra finalement la naissance de Chapter ce mardi 27 janvier à la Casa del Popolo.
J’en ai profité pour m’entretenir avec les artistes.
On a eu un peu de retard avec les mastering et les allers-retours a L.A. (en effet, l’album fut enregistré en partie à L.A. par Tomas Constanza qui a entre autres travaillé avec Macklemore, Rick Ross et 2 Chainz). On est parti là-bas mixer et on est revenu avec les mix finaux, mais ils n’étaient pas masterisé, mais on n’était pas satisfait alors on a décidé de faire affaire avec un autre studio. C’est pour ça que nos plans ont été retardés, mais c’est pour le mieux parce que finalement on a organisé quelque chose de fou pour le lancement du 27 janvier.
Ça fait longtemps que vous travaillez sur votre EP?
Oui, quand même. On a travaillé tout l’été dessus. Toute la production a été faite dans notre studio. On a été très productif on a fait une vingtaine de maquettes, mais on a coupé à 5-6 et on a gardé les meilleurs. On a aussi fait beaucoup de planification pour lancer notre projet.
Le EP est disponible en écoute libre sur le Voir.
Ragers existe depuis longtemps?
Ça doit faire un an et demi à peu près. C’est quand même nouveau. Ça fait douze ans qu’on fait de la musique ensemble et on a appris beaucoup durant notre parcours. On a canalisé nos connaissances pour les mettre ensemble et créer Ragers. Il y a donc beaucoup de choses qui s’annoncent pour nous. On a fait M pour Montréal. On part au Canadian Music Week bientôt et on lance notre EP, donc les choses se passent. On est vraiment heureux.
Il me semble que ça fait longtemps que je vois votre brand, non? Je vous ai croisé à des spectacles à Montréal et à Osheaga, c’est possible?
J’étais à l’Igloofest avant-hier et une fille vient me voir en me disant : « Il me semble que je vois ce logo-là partout, il est vraiment hot votre brand de linge.» Je lui dis que c’est cool, mais que ce n’est pas une marque de linge. Je lui ai dit qu’on est un groupe de musique. Il faut dire qu’on a été un peu brigand cet été, on est allé coller des stickers partout. On essaie de partager un peu notre image. Si un jour on en fait une marque de linge, alors tant mieux! Mais oui, c’est possible qu’on se soit croisé à des événements.
Vous semblez mettre beaucoup d’accent sur votre marque et vous couvrez même vos visages sur les photos de promo, est-ce pour vous distancer de votre passé avec Duke Squad?
C’est sûr que Duke Squad on a fait ça pendant longtemps, mais il y a eu une coupure assez drastique. On a dû mettre fin à ça. Maintenant on est Ragers et il n’y a rien d’autre que Ragers et la musique qu’on fait maintenant.

J’aime aussi beaucoup vos masques qui me font un peu penser à Slipknot et Daftpunk, mais aussi à Black Tiger Sex Machine, c’est une autre façon d’utiliser votre marque un peu sombre?
Oui, belles références. C’est sûr qu’il y a une thématique autour de ça qui se développe en spectacle. Le gens comprennent un peu mieux Ragers après nous avoir vu performer live.
Ça doit décaper parce que votre son est pas mal lourd.
On touche pas mal de son et à L.A. on a été inspiré par beaucoup de différentes sonorités. C’est sûr qu’on a tous des backgrounds très différents, mais sur la piste Persepolis il y a beaucoup de basse et de percussions. Chaque piste à aussi son histoire propre. Nous avons un batteur, un DJ et un guitariste. Sur notre EP, il y a beaucoup de percussion et c’est très organique. Il y a plusieurs son qui sortent de l’ordinaire avec des échantillons électronique.
Vous lancez un EP, mais aviez une vingtaine de pistes. L’idée de lancer un album un peu plus gros ne vous tentait pas?
À ce point-là, on s’est entendu qu’il s’agissait seulement d’une introduction. On a aussi des collaborations qui s’en viennent notamment avec peut-être Toast Dawg, Billy Eff et d’autres artistes de la scène montréalaise. Il y a beaucoup de surprises qui s’en viennent au cours des prochaines semaines. On voulait sortir notre ep au plus vite pour ensuite travailler sur d’autres projets. On est très productif. (Voir tous les remix qu’ils font sur leur page Soundcloud). Tout ce que tu vois, c’est nous qui le faisons. On n’a pas d’équipe, c’est nous notre équipe. On est très DIY.
Et qui compose l’équipe?
Jake (avec qui je fais l’entrevue), Jay et Phil.
Les trois hommes seront en spectacle pour présenter leurs excellents, lourds, bruts et percutant petit ep Chapters à la Casa Del Popolo le mardi 27 janvier. L’entrée est gratuite et la première partie est assurée par nul autre que l’excellent beatmaker J.u.D..
C’est une formation que je verrais très prochainement sur les planches d’Osheaga.
Just saying.
Casa Del Popolo (4873 boul. St-Laurent, Montréal)
27 janvier // 8pm-11pm
Gratuit!
Site web de Ragers
Facebook de Ragers

Une réponse