OliLaroche

Oli Laroche qui nous avait offert Pop-Louche en septembre 2014, nous arrive avec un opus inattendu et inopiné. Ce mini-album de huit pistes intitulé Archives, explorations et autres bizarreries (Best of 2005-2010) décrit bien le contenu des huit explorations que l’on retrouve sur l’album : bizarre.

(J’exagère, ha ha!)

Après son passage aux Francouvertes, Oli Laroche décide d’offrir gratuitement sur bandcamp ce petit supplément issu d’anciennes sessions d’enregistrement, certaines provenant même de vieilles sessions d’une dizaine d’années.

«Y’a pas si longtemps j’ai retrouvé un de mes disques durs bourrés de vieilles maquettes low-fi enregistrées dans ma chambre et mon local de répètes. Ce disque je l’avais enterré dans la cour chez ma mère en 2010 lors d’une soirée de pleine lune où j’avais perdu la carte puis, eu l’idée d’en dessiner une si jamais je voulais déterrer l’objet. Dans ce moment de folie délirante, j’avais justement voulu annihiler cette même folie qui venait de me coûter l’Amour de l’époque. Me débarrasser de ce disque correspondait en quelque sorte à détruire la cause de ma rupture. Le feu par le feu. Rien n’y a fait. Un matin semi-récent, semi-croquant même, avec toute la tendresse que ça peut évoquer, je me suis entretenu longtemps avec moi-même et j’ai réalisé qu’une bonne façon de se débarrasser de certain de mes fantômes restait toujours bien de les enfermer dans des fichiers audios. Convaincu qu’il était temps que ces anciennes explorations et autres bizarreries voient le jour, j’ai plongé dans le mix avec de vieux comparses. Coup de tête, coup de vent, impulsion, feu de paille, peu importe. Ne rien garder à en faire des furoncles, c’est ça l’ultime leitmotiv qui guide chaque geste derrière cet assemblage de fantômes encryptés dans le son, compressés en .wav. Une libération certaine par la petite mort de ces entités d’une autre époque».

Voilà l’explication et la petite histoire qui accompagne l’album sur bandcamp. On retrouve ainsi sur l’opus des influences vieilles de dix ans, des explorations sonores, des recherches, des trouvailles et des échappatoires. La dernière piste est même signée Le Roi Poisson (dont Oli Laroche faisait partie). On retrouve également sur Archives, explorations et autres bizarreries (Best of 2005-2010) trois courts hommages à Pierre Falardeau, qui n’est pas sans rappeler la piste Résistance de Loco Locass qui avait utilisé les mêmes extraits sonores de Falardeau pour parler d’indépendance et de cohésion des peuples. Comme le titre de l’album l’indique, on a droit à beaucoup de liberté et de fougue sans filtre.

Dictateur, première piste de l’opus à des ressemblances certaines aux sonorités atmosphériques de Monogrenade, en partie avec la voix fantomatique. Le ton est crépusculaire, rock, le rythme rapide, l’attention soutenue. Les couches se superposent, créent une ambiance glauque très attachante . La suite est aussi bien menée et je vous conseil de vous y plonger.

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