C’est jeudi le 12 décembre qu’Antoine Corriveau lançait sur les réseaux sociaux sa plateforme pour financer son prochain album Les Ombres Longues. L’auteur-compositeur-interprète a tourné deux ans avec son remarquable dernier album St-Maurice/Logan qu’il avait également sociofinancé via une plateforme web.

Pour la production en studio, il a eu la chance d’être épaulé par Musicaction qui a financé 50%. Il doit maintenant trouver du financement pour l’impression, la mise en marché, les relations de presse et le lancement. Pour y arriver, il a besoin d’appuis. Corriveau est un artiste indépendant, sans maison de disque et doit tout gérer et produire lui-même.

L’objectif minimum est fixé à 5 000 $ « Et ça va sûrement coûter plus cher (ça coûte tout le temps plus cher).» souligne-t-il sur son site.

Pour le premier album, j’avais dépassé l’objectif qui était de 2 500 $ et je me suis rendu à 3 000 $ environ, échelonner sur un mois.

Cette fois, tu mises 5 000$ sur trois mois?

Oui, mais il n’y a pas vraiment de date limite. L’album sort le 11 mars et d’ici là il y a plusieurs dépenses à faire. C’est certain que le plus rapidement qu’on aura atteint l’objectif le mieux ça sera. Je ne voulais pas qu’il y ait de date limite, tant que la page circule on acceptera les contributions de tout le monde.

LePigeon
LePigeon

Il existe plusieurs plateformes pour faire du sociofinancement tel que Kickstarter, Indiegogo et même la nouvelle plateforme québécoise haricot. Antoine Corriveau a décidé de faire son projet autrement. C’est directement sur sa page web qu’il a créé sa plateforme et présenté ses offres diversifiées qui va de son prochain album en format mp3, physique, de ses anciens albums, de DVD et même jusqu’à une session de musique privée dans ton salon. (Une offre déjà choisie par un intéressé!)

En fait, quand j’ai fait mon financement pour mon premier disque, il n’y avait pas vraiment de plateforme québécoise qui faisait ça. Je connaissais l’idée grâce à Kickstarter, mais pour s’y inscrire, il fallait une adresse de résidence aux États-Unis. Mon dayjob c’est de faires des sites web et du graphisme, alors j’ai monté une page et j’ai utilisé paypal pour récolter l’argent.

Cette fois, j’ai juste fait la même chose sans penser à regarder s’il y avait des plateformes pour m’aider désormais.

De cette simple façon, Antoine s’est prémuni contre les limites des plateformes de sociofinancement. Lors d’une campagne web, le projet doit atteindre les objectifs fixés par la campagne dans le temps impartis sans quoi l’argent est retourné aux donateurs. Ce qui n’est pas le cas d’Antoine.

En plus, à mesure que l’argent rentre, je peux faire des chèques et payer au fur et à mesure les dépenses que je dois faire.

Commencer le financement dans le temps des fêtes, était-ce une bonne idée?

Pour le dernier album, j’ai lancé l’offre le 30 décembre. C’étais le pire moment pour commencer, mais pourtant, en un mois, j’ai réussi à atteindre mon objectif. Je me suis posé la question avant de me lancer. Après Noël, c’est mort un peu, mais je ne voulais pas retarder le lancement. Je voulais qu’il sorte durant l’hiver. Comme je n’ai pas de deadline, même si le temps des fêtes me nuis, j’ai le temps d’amasser des contributions même après.

Concernant l’album, l’artiste se fait un peu moins bavard, il laisse planer le suspense. Ce qui est certain, c’est que ça va sonner comme lui. Un rock un peu folk, un peu pop, né dans le froid et le rock d’hiver, influencé par tous les concerts et la route qu’il a fait.

Bon succès et n’hésitez pas à faire un tour sur sa page. http://www.antoinecorriveau.com/5000/