Cover_Champion_Degree1

Exit le rock, au revoir l’électro. Ils sont toujours là, mais en arrière scène. DJ Champion (Maxime Morin) opère ici une deuxième renaissance. La première fut avec la vie, au retour d’une leucémie. La seconde est celle-ci, avec la musique.

«I could be dead, and maybe loving it / but I’m alive so I can shine» (Requiem Dem)

Son nouvel album °1 (Degree one) est à prendre au premier degré. C’est-à-dire qu’on a ici de la musique, pour le plaisir de la musique, de la création. Sans compromis et sans fausse modestie, juste pour le kick de faire quelque chose qu’il aime. Justement, cet album, on l’aime ou on l’aime pas. On est dans l’orchestral, un classique-électro-lounge exécuté avec brio, avec doigté. Les pistes instrumentales avec orchestre et violon accouchent parfois des combinaisons avec cordes et trombones judicieuse écrites. On s’y attache ou on décroche. Moi, j’y suis soudé.

On peut lire sur le site de son étiquette que le Champion s’est entouré de ses fidèles G-Strings et Pilou à la voix, on peut entendre l’exubérante Fab de Random Recipe, le quatuor à cordes Mommies on the Run et le tromboniste et arrangeur Jean-Nicolas Trottier. C’est toute une équipe qu’il devait diriger pour accoucher de ses 17 pistes.

DJ Champion se ré-invente, pousse plus loin son talent et sa créativité. °1 est à écouter tranquillement afin de le savourer. À la fin de cet album, quatre pistes surprennent. On se retrouve en terrain familier, mais tout de même différent. Les quatre pistes portent des noms de degré °356, °357, °358 et °359 sont joué dans une palette folk-rock-électro qui nous laisse sur notre faim.

Un album personnel certes, peut-être difficile pour les fans, mais °1 est accrocheur dans sa profondeur et sa beauté.

Facebook : https://www.facebook.com/djchampion.net

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