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Molly Thomason a effectivement une fougue d’enfer. On la croirait ivre de tempête et de fête.

Elle offre sur Columbus Field, son plus récent album, une énergie rock contagieuse. Un album exaltant, un peu fou où domine une bonne dose de rock’n’rolls classique, une abondance de guitares et une jeunesse attachante.

La musique idéale pour un road-trip canadien, pour pimenter la nuit, les espaces et les plaines. C’est surtout la voix de Molly, dynamique, haute, polyvalente, riche, qui accroche, en plus de sa fougue. Comparer à Neko Case et Carrie Brownstein en termes de gravité et de passion elle s’en démarque royalement. On n’a pas le choix de penser à Avril Lavigne, pour l’indépendance, la féminité et l’esprit rock.

Sexy, chaud, l’album offre une franchise désarmante. Mise à nue, on a pas le choix de suivre et de se laisser emporter par l’énergie débordante de Molly. Accrocheuses, les pistes de Columbus Field ont été réalisées par le guitariste John-Angus MacDonald (The Trews) avec Nick De Toro (Sloan) à la batterie et aux claviers, et Jason « Cone » McCaslin (Sum 41) à la basse.

Un truc qui fait du bien, qui swing-rock sur les routes canadiennes, d’est en ouest.