Noé Talbot c’est d’abord (pour moi) un gars du très bon band punk Fortune Cookie Club. Il a signé récemment avec Slam Disques en tant qu’artiste-compositeur-interprète solo et a lancé en mars dernier un EP de six pistes intitulées Beurre Noir.
Noé délaisse légèrement le punk pour offrit un folk acoustique aux accents pop un peu trop « chansonnier québécois » à mon goût. Mais après facilement deux écoutes, force est d’admettre qu’il a une bonne plume, que sa musique, loin d’être élaboré, est honnête et bien foutue. Son mélange de rock-pop-folk sert ses paroles, franches, directes et éclairées sur la société, mais avec ce désabusement de jeune adulte. Là ou il fini par me convaincre, c’est lorsqu’il berce dans le punk acoustique sur Faudrait être con. Dans tous les cas on le sent honnête, vrai, les tripes à l’air, la langue bien pendue, notamment sur Copropriété intellectuelle où la trompette fait un joyeux salut bienvenu.
Puis boum, l’album termine déjà sur Jeune et Vieux, qui finit par me confirmer qu’il a un sacré talent, simple, mais franc. Son écriture riche, ses idées fortes et son énergie sont contagieuses. Le gars a tout de même de l’expérience pour ses 23 ans, il a notamment fait plusieurs tournées au Québec et en Europe. Il ne fait que commencer et on devrait le suivre avec attention.
Il sera en concert le samedi 17 mai à Montréal dans le cadre du Pouzza Fest!
