Scott Dunbar

Scott Dunbar vient de lancer un quatrième (!) album en ligne intitulé Fool Become Wise. Connus principalement à Montréal comme étant l’homme-orchestre, vous avez pu le voir jouer avec son harmonica, son accordéon, une chaîne aux pieds raclant une tôle à biscuit et, de son autre pied, tapant sur une vieille valise. Il jouait dans le métro et au coins des rues, il y a quelques années de ça. Il a également fait quelques spectacles ici et là, joué avec le groupe Ol’Savannah et il a voyagé, énormément.

Jouant du folk, du americana, blues, garage, indie country, Scott Dunbar est un artiste autodidacte, sans maison de disque, le plus Do It Yourself artiste dont j’ai entendu parler, réalisant tout lui-même. Je me rappelle son premier double album, acheté en ligne, envoyé par la poste par sa mère, en direct de la Colombie-Britannique et la pochette, fabriqué en tissu à la main. C’est un peu tout ça Scott Dunbar, vivre au jour le jour, sans beaucoup d’argent, avec ses instruments et son goût de la musique, mais pas n’importe quelle musique, une musique engagée. Un peu comme si John Steinbeck se promenait au Canada, entre Montréal et Vancouver.

Scott Dunbar ne lance pas seulement un album qu’il sait, un peut brouillon, pas du tout léché, très rag, live, mais ô combien unique et honnête, une véritable musique folk qui provient de ses tripes, non. Il lance également une idée, un projet : RECORDS-FOR-RENT.

RECORDS-FOR-RENT was born in a weekend of frenzied conversations. I challenged Lionel and Rosemarie Conant to put me up in their place for one month, and in place of rent, I would produce a brand new record in a month’s time. The record produced would be a document of the time shared. The songs could be collab’d or not, originals or covers we might dig playing together. We release everything online only, because it might be hard to generate the cash to produce actual cds. The idea is to share time, to get juices flowing, to meet minds. Throw together house shows to make my strain on the household minimal, hopefully enjoyable!

C’est ce qu’on peut lire sur sa page bandcamp. Son idée était donc d’habiter chez des amis gratuitement, en produisant cet album et en leur remboursant le loyer sur les bénéfices de l’album. C’était aussi l’occasion d’échanger, de tisser des liens et de brasser la musique.

Sur la page bandcamp de Scott Dunbar, on en apprend un peu sur celui-ci, son parcours, ses idées et ses aspirations.

Bref, je vous conseil d’écouter Scott Dunbar, pas parce qu’il fait pitié, bien le contraire, mais parce qu’il est remarquable et que sa musique parle d’elle-même.