Zoofest – Kyan Khojandi et ses pulsions

Photo: Louis Longpré
Photo: Louis Longpré

Je connaissais d’abord Kyan Khojandi pour ses capsules bref (à voir!). Il est venu de France faire un tour au Zoofest afin de livrer son deuxième spectacle, « mais disons que c’est le premier parce que tout le monde a oublié mon premier show » a-t-il avoué en riant.

Dire que je le connais est un peu faux. En fait, je n’ai écouté que quelques capsules de bref, et de l’homme, je ne connais rien. Bref (oups), c’est avec beaucoup d’attentes, mais pas trop quand même, que je suis allé voir son spectacle.

Un conteur né

D’un premier abord très attachant et sympathique, l’homme a surtout le talent du conteur. Il captive immédiatement son auditoire en devenant très humain et en avouant sa masturbation quotidienne. Il parle de ses angoisses et de ses pulsions avec humour et doigté. Ses chutes sont sublimes et ses build-up sont très bien écrits. Il fait aussi plusieurs rappels de blague, jamais trop lourds et toujours bien amenés. Il parle de son père, de comment il a passé ses derniers moments avec et comment il ferait souffrir ces gens qui ne voulaient pas être présents. Il mentionne ses fantasmes et ses désirs coupables.

Khojandi est très proche du public, il le palpe et le module comme il le souhaite (on dirait). À la toute fin, après les acclamations, il nous offre un Bref spécial Montréal. Ce fut un magnifique moment. En fait, le spectacle de Kyan Khojandi fut définitivement mon préféré de toute l’édition 2015 du Zoofest.

Suivre Kyan Khojandi sur Facebook.

Photo : Louis Longpré
Photo : Louis Longpré