Dans le but de connaitre les artistes qui s’affronteront lors des préliminaires des Francouvertes, Le Draveur s’est entretenu avec chacun d’eux en leur soumettent un petit questionnaire de 10 questions.
Samuele

Multi-instrumentiste à la plume bien aiguisée, Samuele dépose une poésie franche et engagée sur un folk-rock à forte ascendance blues. À l’aise sur les planches comme plante au soleil, elle se produit sur les scènes underground de son Montréal natal avant d’avoir l’âge légal d’entrer dans les bars.
1. Comment en es-tu arrivé à faire de la musique?
J’écrivais déjà de la poésie dès 7-8 ans. Je ne sais pas pourquoi, mais je trouvais ça vraiment cool de faire de la musique. Quand j’ai commencé la guitare vers 15-16 ans, je n’arrivais pas à jouer les chansons que j’avais le goût de jouer. Je me suis donc mis à en écrire. Ça s’est un peu fait tout seul.
2. Pourquoi vous être inscrit au Francouvertes?
Parce que j’étais contente de ce qu’on avait tapé sur l’album et que je voulais le faire entendre à beaucoup plus de gens.
3. Qu’allez-vous apporter à la compétition?
Je ne peux pas apporter autre chose que ce que je suis. Tout le monde apporte sa couleur et je ne peux rien apporter d’autre que ce que je suis, mes chansons et ma façon de faire.
4. Quel est le plus grand défi que représentent les Francouvertes?
Prévoir ma setlist d’avance, c’est le plus difficile. Je suis quelqu’un de très spontanée. Les Francouvertes, ce n’est pas un concours très spontané puisqu’on est limité dans le temps et qu’on doit fournir notre setlist d’avance. Le défi c’est de rentrer dans ce cadre qui est un peu plus serrer que d’habitude.
5. Dans quel contexte composes-tu de la musique?
Composer de la musique, c’est un processus un peu mystérieux. Je ne sais pas toujours comment ça se passe. Les chansons viennent d’images. Souvent une émotion me fait vivre quelque chose de vraiment très fort. J’me sers de cette image-là pour composer quelque chose autour de cette émotion. La musique vient un peu d’elle même.
6. Quel est ton artiste québécois préféré?
Patrick Watson est une des personnes qui m’influence le plus, sinon mes amis aussi, mais personne ne les connait.
7. Une chanson marquante et pourquoi?
Il s’est passé quelque chose à l’intérieur de moi la première fois que j’ai entendu Out of Range de Ani DiFranco. C’est la première fois que je réalisais que tous les gens que j’admirais, c’étaient des garçons. C’était la première fois que j’entendais une femme faire quelque chose que j’avais envie de faire. J’ai réalisé qu’il n’y avait pas beaucoup de femmes dans mes influences. La version acoustique a aussi un spleen de guitare qui m’a tellement impressionné!
8. Quelles étaient tes influences musicales dans ton adolescence?
(Rires) Quand j’étais adolescence, j’écoutais The Clash et Dead Kennedy’s et aussi Nirvana.
9. Qu’est-ce que tu souhaites après les Francouvertes?
J’aimerais continuer à faire de la musique. C’est mon emploi principal en ce moment et ça me permet de me sentir vivante. Je n’ai pas d’attendes envers le concours. C’est juste une occasion de faire ce que j’aime.
10. Quel artiste souhaites-tu voir gagner les Francouvertes?
J’ai vu The Urban Indians et ils m’ont beaucoup impressionné. Je pense que c’est la performance que j’ai trouvé la plus complète pour l’instant. Je ne les avais jamais vus. Ils ont offert un spectacle bien ficelé et complexe qui m’a transporté.
Deslandes
La performance de Deslandes, accompagné de Martin Lavallée à la batterie et de Ben Champagne à la basse, promet d’être forte en émotions brutes, entre le rire et l’osé, des impressions de vie simple et bien vécue.
1. Comment est né votre groupe?
Tout a commencé quand je suis allé en tournée avec mon bassman. Il faisait ses chansons originales et je faisais les miennes. Finalement, ça l’a fini que j’avais le goût d’avoir un band. Il connaissait un bon batteur et il avait déjà joué de la basse dans son jeune temps. Je joue de la musique depuis ma tendre enfance. Mon père jouait dans des bands et ma mère chantait beaucoup. J’ai été élevé dans un univers musical.
2. Pourquoi vous être inscrit au Francouvertes?
Je trouvais que le concours était très intéressant, surtout pour la vitrine et pour se faire entendre. J’ai déjà fait le concours à Granby, mais je préfère la vibe des Francouvertes.
3. Qu’allez-vous apporter à la compétition?
On va apporter un peu de couleur, mais aussi de différence. Je pense que notre style ne se rattache à aucun autre style que j’ai entendu là-bas, alors ça peut être intéressant.
4. Quel est le plus grand défi que représentent les Francouvertes?
Le plus grand défi c’est vraiment de se faire remarquer.
5. Dans quel contexte composes-tu de la musique?
Avec le band, il y a toujours de la débauche là-dedans et des lendemains arrosés. Je compose toujours seul après une soirée festive.
6. Quel est ton artiste québécois préféré?
C’est difficile à dire, mais je dirais Les Cowboy Fringuants, parce que j’aime bien les textes. J’aime Bernard Adamus, ce qu’il fait vient me chercher. Sinon, il y a aussi Jean Leloup et Claude Dubois aussi.
7. Une chanson marquante et pourquoi?
Je dirais La bohème de Charles Aznavour. Ça ne fit pas vraiment avec le blues, mais ce sont les paroles qui m’accrochent. Cette chanson me fait penser à une fille que j’ai beaucoup aimée.
8. Quelles étaient tes influences musicales dans ton adolescence?
Ça touche beaucoup le blues, comme John Meyers, le vieux Robert Johnson et Éric Clapton. C’est pas mal beaucoup de blues que j’écoutais.
9. Qu’est-ce que tu souhaites après les Francouvertes?
Je souhaite que ça continue. Les Francouvertes, ce n’est que le début de quelque chose. Il ne faut pas s’attarder juste à ça. Je veux que ma carrière continue. J’aimerais être reconnu pour ce que je fais.
10. Quel artiste souhaites-tu voir gagner les Francouvertes?
C’est sur que j’aimerais gagner, mais à voir les années précédentes, arriver deuxième ça ne me dérangerait pas non plus. Sinon, il y a The Urban Indians que j’ai vraiment aimé cette année.
Rymz
Le jeune MC de 25 ans, qui a fait paraître en décembre dernier Indélébile, son premier album solo, est l’un de ces artistes qui ne laissent personne indifférent. Mauvais garçon et fauteur de troubles sur scène, il est l’ennemi public no 1 de la musique de « matante ». Armé d’un talent indéniable pour les mots et les assonances, Rymz nous livre des textes provocateurs et imagés sur des compositions très « rap américain », lourdes et grasses.
1. Comment en es-tu arrivé à faire de la musique?
C’est arrivé par besoin. Quand ça n’allait pas bien, j’écrivais des textes. Après, j’ai découvert le rap sur lequel on pouvait placer des textes facilement. Je suis allé là-dedans et j’ai découvert beaucoup de groupes en français. Ça m’a ouvert la porte. Quand j’étais jeune, Sans Pression et Yvon Krevé sont des rappeurs qui m’ont montrés qu’on pouvait être black, québécois et faire du rap. C’est là que j’ai saisi quelque chose.
2. Pourquoi t’être inscrit au Francouvertes?
Pour le fun. Vraiment pour le fun! J’allais voir les prestations les années précédentes parce que j’habite très proche du lion d’or. J’allais voir les show et je trouvais ça vraiment le fun. Puisque je fais de la musique, je me suis dit : pourquoi pas? On va aller leur montrer ce que je fais.
3. Que vas-tu apporter à la compétition?
Je suis le seul rappeur, donc forcément, je vais apporter un style musical différent. C’est très sombre, c’est dark ce que je fais. Je ne connais pas les autres artistes, mais je suis certain d’avoir quelque chose de différent.
4. Quel est le plus grand défi que représentent les Francouvertes?
Je n’accorde aucune importance aux juges. Je suis là pour le fun. Je sais qu’il va y avoir des gens de mon public, alors on va s’amuser. Mais le plus grand défi serait peut-être d’éviter de ne pas virer sur le top, vu que c’est un concours. Parfois, j’ai le goût de tout briser, mais aujourd’hui, il faut rester correct.
5. Dans quel contexte composes-tu de la musique?
Toujours quand je vais moins bien et souvent sous l’effet de drogues, d’alcool et de médicaments.
6. Quel est ton artiste québécois préféré?
Je suis partagé entre plusieurs noms. C’est quétaine, mais je vais te dire Éric Lapointe.
7. Une chanson marquante et pourquoi?
Tue-moi de Dan Bigras. Pour le feeling. C’est une chanson d’amour un peu extrême, sombre et ça m’inspire beaucoup de genre de sonorités là.
8. Quelles étaient tes influences musicales dans ton adolescence?
Beaucoup, beaucoup de rap. Beaucoup de gansta rap de Californie. Beaucoup de rap de New York, de France et du rap québécois aussi. J’ai toujours écouté beaucoup de rap. C’est sur que j’écoute d’autres styles de musique, il y en a tellement de bon et c’est plate de se barrer des autres styles, mais à l’adolescence j’écoutais juste du rap.
9. Qu’est-ce que tu souhaites après les Francouvertes?
Continuer à faire des spectacles. J’ai sorti un album alors je continue de faire une tournée au Québec. J’aimerais ça garder le band qu’on a formé pour les Francouvertes pour les show d’après. Un objectif 2015, ça serait de voyager grâce à la musique. Je sais qu’en Afrique, au Sénégal, il y a des portes pour des festivals ou sinon dans la francophonie.
10. Quel artiste souhaites-tu voir gagner les Francouvertes?
Je ne connais pas assez les autres groupes. Alors, si ce n’est pas moi, je dirais un petit nouveau. Un jeune. Un jeune plein de talent, c’est ça que j’aimerais voir gagner.
Soir 1 : Francouvertes [Entrevue] : YOKOFEU – Beat Sexü – Les Guerres D’l’Amour
Soir 2 : Francouvertes [Entrevue] : C-Antoine Gosselin – Rosie Valland – Jean-François Malo
Soir 3 : Francouvertes [Entrevue] : marijosée – Oli Laroche – The Urban Indians
Soir 4 : Francouvertes [Entrevue] : Samuele + Deslandes + Rymz
Soir 5 : Francouvertes [Entrevue] : Mathieu Bérubé + Anatole + Eugène et le cheval



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