Deux Pouilles en cavale font un rock qualifié d’explosif et expérimental. Originaire du Lac-Saint-Jean Nicolas Gosselin (voix, guitare, pedal bass) et Pascal Rousseau (voix, batterie) font de la musique ensemble depuis une dizaine d’années, mais c’est en 2007 que leur projet prend forme. En 2009, ils lancent 16 pistes sur un album intitulé simplement Deux Pouilles en Cavale. Ils rencontreront plus tard Simon Gauthier (basse, clavier, percussions) qui devient la troisième pouille et sortent leur dernier ep en 2013 Votre coeur va manquer un pouls – ep.
À la veille des Francouvertes, auquel le groupe affrontera Julie Blanche et Philippe Brach, je me suis entretenu avec Pascal Rousseau!
Même étant trois, vous avez gardé le nom de votre groupe?
On a décidé de continuer à s’appeler Deux Pouilles en Cavale même si nous étions rendus trois. On trouve ça le fun, ç’a créé une petite confusion, les gens partent désorienté. C’est parfait! On cherche à créer des réactions, qu’elles soient bonnes ou mauvaises.
À quoi le public eut droit lors de vos deux premières prestations?
Ils ont vu quelque chose de différent, je pense. On joue nos chansons d’une manière assez énergique. On prends pas de temps entre nos chansons, on niaise pas avec la puck. On a fait 14 chansons en 25 minutes. On se fixe des défis musicaux pour tout le temps être occupé sur scène. On essaie de rendre le spectacle vraiment dynamique pour l’auditeur.
J’ai entendu parler d’une salade sur scène?
Oui, en effet! À un moment dans la chanson, on fait un changement d’instrument et on cherchait à faire un lien entre tout ça. Par rapport au texte qui parle de léguer son intelligence aux appareils modernes, ben je mets un téléphone cellulaire dans une pomme de salade. Au deuxième spectacle, je l’insérais dans la face d’une poupée que j’enveloppais de saranwrap. On change à chaque fois, en finale ça sera autre chose.
D’où vous est venue l’idée de vous inscrire aux Francouvertes?
On est pas du tout du type à s’inscrire à des concours d’habitude, mais on trouvait que les Francouvertes c’est un bon concourt pour la visibilité. On trouvait que le format du concourt est fait pour des groupes comme le notre, parce qu’on n’est pas des chansonniers.
Vous voyez déjà les répercussions?
C’est certain! Avec les commentaires des gens, on s’améliore. Les personnes qui viennent sont des gens qui aiment vraiment la musique francophone et québécoise. Ils sont super allumés et nous donnent des commentaires constructifs. Après les préliminaires on a ajouté des trucs pour les demi-finales et maintenant pour la finale. On essaie de faire du mieux qu’on peut. C’est le amusant d’avoir des commentaires de gens importants ou de gens chaud.
Soit ça a trippé énormément ou soit ça rien compris.

Est-ce que vous pensiez vous rendre aussi loin?
En finale c’est assez surprenant. On était surtout très surpris de se retrouver troisième dans le palmarès après les préliminaires. Ça m’a vraiment surpris, mais on est super content. Je crois qu’on a notre place en finale, parce qu’on a travaillé vraiment fort. C’est agréable d’avoir enfin un peu de visibilité pour notre projet.
Vous sortez déjà un album?
Oui! Dès le mois de juin. Ça s’en vient vraiment bientôt. On a gagné des bourses, dont celle du Cirque du Soleil et une prestation au Festival de musique émergent en Abitibi (FME). Ce sont les prix qu’on visait, ce qui nous rend vraiment contents. Ça nous pousse à aller plus loin.
On retrouvera la formation à la Grande finale des Francouvertes le lundi 12 mai avec Philippe Brach et Julie Blanche.
Photo : gracieuseté de la super équipe de Feu à volonté.
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