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Dans le but de connaitre les artistes qui s’affronteront lors des préliminaires des Francouvertes, Le Draveur s’est entretenu avec chacun d’eux en leur soumettent un petit questionnaire de 10 questions.

Émile Bilodeau

EmileBilodeau

Ce jeune homme de 18 ans a vu le jour sur la Rive-Sud de Montréal, mais une légende urbaine affirme plutôt qu’il serait né et aurait vécu les deux premières années de sa vie au Saguenay, terre de ses aïeux.

Écoutez J’en ai plein mon cass.

1. Comment en es-tu arrivé à faire de la musique?

Au début, j’ai eu une carrière de drummer au secondaire pour impressionner mes amis. Suite à ça, j’ai décidé de montrer à mes amis que c’était cool de chanter en français. Je me suis mis à l’écriture, armée de ma guitare, à l’époque je faisais des rimes très classiques. Depuis deux ans, je fais des compositions plus sérieuses. Quand j’ai fait cégep en spectacle et que j’ai fini deuxième au Québec, ça m’a donné une bonne tape dans le dos. Je me suis dit que j’allais faire ça avec des adultes, c’est-à-dire dans des festivals.

2. Pourquoi vous être inscrit au Francouvertes?

Quand j’ai été finaliste à Granby, je me suis dit que je devrais arrêter de faire des festivals en région et venir à Montréal. C’est impressionnant les Francouvertes, mais si je réussis à rester moi-même, ça devrait bien aller. Les anciens participants ont eu des belles carrières, notamment Bernard Adamus et Philippe Brach qui sont des chansonniers auquel mon style ressemble beaucoup et je me suis dit que ça pourrait donc marcher pour moi.

3. Qu’allez-vous apporter à la compétition?

De la jeunesse, une barbe bien rasée et en plus de ça du beau linge et des cheveux bien coiffés! Plus sérieusement, je vais apporter beaucoup de folk, c’est-à-dire des paroles vraiment chantées en québécois, sans complexe et sans gène. Je chante comme si j’étais devant mes amis. J’ai une poésie assez abordable. Je ne parle pas de la prunelle des yeux ni des rues de Montréal, je parle de la vie en général et les gens se reconnaissent. C’est ça mon essence.

4. Quel est le plus grand défi que représentent les Francouvertes?

C’est vraiment le fait de passer en premier. Dans les concours, j’ai toujours passé en dernier et ça me permet de comprendre la vibe et ce que le public veut. À force de voir les autres jouer, tu t’incrustes, mais là faut que je casse la glace en partant et il faut donc que je mette la barre haute.

5. Dans quel contexte composes-tu de la musique?

Récemment, je n’ai pas été à ma session d’automne à cause du festival de Granby. J’ai été victime de solitude à force de rester chez nous et j’ai pris ce temps-là pour écrire.

6. Quel est ton artiste québécois préféré?

J’ai été éduqué en écoutant Les Colocs, alors Dédé Fortin c’est quelqu’un d’assez important et présent dans ma vie. Je viens du Saguenay et en été, on prend toujours 5 heures de route pour aller y faire un tour et c’est tout le temps Les Colocs qui jouent dans l’auto. Ce que je trouve d’intéressant avec Dédé, c’est toute l’énergie qu’il avait au début, la maturité qu’il a prise durant son évolution et un peu, une défaite d’une idéologie qu’on ne retrouve plus dans notre société.

7. Une chanson marquante et pourquoi?

Je dirais Moi, Mes souliers de Félix Leclerc. Il a vraiment exposé dans une vision très poétique l’expérience et la vie. La morale est qu’il faut se dépêcher à faire des affaires parce que si vous ne faites rien et vous glander et n’avez pas d’expérience, votre place au paradis est a discuté. Je trouve ça beau.

8. Quelles étaient tes influences musicales dans ton adolescence?

Bernard Adamus a vraiment une grande importance pour moi. J’écoutais beaucoup ce qu’il criait, parce qu’on se le cachera pas, il criait beaucoup ses émotions et ses paroles. C’est ce que je trouvais d’intéressant. Il n’est pas un personnage, il reste lui-même et c’est ce que j’aime.

9. Qu’est-ce que tu souhaites après les Francouvertes?

Je voudrais aller en Allemagne me partir une compagnie de soulier. J’ai des aptitudes là-dedans. Je pense que je pourrais rentrer dans mon argent. J’ai un bon petit plan dans ma chambre, je pense qu’on va y arriver. Ça va s’appeler Gutenberg.

10. Quel artiste souhaites-tu voir gagner les Francouvertes?

Je me suis fait quelques amis au Festival de Granby et je connais quelques participants alors je vais compter pour eux : Cherry Chérie qui sont des bons gars et Rosie Valland qui est excellente.


Dylan Perron et Élixir de Gumbo

Source : Facebook
Source : Facebook

Dylan Perron et Élixir de Gumbo, c’est une recette secrète du Cercle des fermières du village de La Motte, en Abitibi. Une tasse de bluegrass, une chopine de blues, une cuillère à table de folk et une pincée de celtique sont la base de cette potion séculaire.

1. Comment est né votre groupe?

Quand j’ai parti le projet, il n’y avait pas de musicien, mais avec le temps il y a eu un paquet de monde qui est passé dans le groupe. Il y a toujours du monde nouveau. Il y en a qui viennent d’Abitibi, du lac St-Jean et de Montréal. Moi je n’ai jamais travaillé à autre chose que d’être musicien. J’ai été dans assez de projets pour savoir que tu es mieux de nommer ton projet à ton nom que de le voir prendre le bord après deux ans.

2. Pourquoi vous être inscrit aux Francouvertes?

On avait essayé pendant plusieurs années de s’inscrire et l’an passé on a laissé faire, mais ils nous ont dit qu’on aurait eu beaucoup de chance. On a donc repris nos chances cette année. J’ai passé près de faire ma tête de cochon. Ça fait longtemps que l’album est sorti, mais je pense que ça ne change rien.

3. Qu’allez-vous apporter à la compétition?

On a un groupe de bluegrass et il n’y en a pas beaucoup au Québec. Ce qui nous caractérise c’est qu’on a quand même beaucoup de gaz et on met ça dans le tapis. On va apporter quelque chose d’énergique et un peu de désinvolture!

4. Quel est le plus grand défi que représentent les Francouvertes?

Je ne sais pas. Je dirais que c’est le fun de jouer au Lion d’or parce qu’on ne l’a jamais fait tous ensemble. Je n’ai pas vraiment d’appréhension face au concours. On va aller s’amuser! Ça va être le fun d’aller jouer à Montréal.

5. Dans quel contexte composes-tu de la musique?

Je fais vraiment beaucoup de route depuis plusieurs années alors j’y pense au volant de ma caisse. Je joue avec beaucoup de groupes un peu partout dans la province, alors je me promène toujours. Je fais peut-être 170 spectacles par années et sans itinéraires. Sinon, j’ai une maison en Abitibi où je rapatrie mes choses. J’essaie d’écrire des trucs là-bas quand j’ai le temps, mais je n’y vais pas souvent.

6. Quel est ton artiste québécois préféré?

J’ai vraiment tripé sur Gilles Vigneault pendant un temps, j’ai écouté beaucoup de Desjardins. Ce sont deux grandes inspirations. C’est difficile parce qu’il y a tellement de bons groupes au Québec.

7. Une chanson marquante et pourquoi?

et j’ai couché dans mon char de Desjardins. J’aurais vraiment aimé l’écrire cette chanson-là.

8. Quelles étaient tes influences musicales dans ton adolescence?

Étonnamment, tous mes amis écoutaient du punk et du métal en Abitibi, mais moi, je suis tombé dans les trucs à mon père. Il écoutait du blues et avait beaucoup de vinyle américain. Il écoutait pas nécessairement beaucoup de musique, mais dans ce temps-là on en achetait beaucoup plus et lui, il en avait beaucoup.

9. Qu’est-ce que tu souhaites après les Francouvertes?

On continue à jouer. On continue notre printemps et cet été on se fait booker. J’aimerais ça sortir du Québec, on était en France et en Suisse en septembre et en octobre. Tranquillement on va vers le Canada et j’aimerais débloquer vers les États-Unis. On voit le français comme une barrière, mais moi je le vois comme un atout. En tant que québécois, on oublie qu’il y a 2 millions de francophones aux États-Unis.

10. Quel artiste souhaites-tu voir gagner les Francouvertes?

Je suis du type coop. Je dis qu’on devrait tous se séparer les prix (rire)! Chacun avec son trophée ou sa médaille. Ça serait chouette que tout le monde gagne des prix pour jouer dans des festivals.


Chandail de loup

Source : Facebook
Source : Facebook

Chandail de loup vient de l’arrondissement de Lachine et se demande chaque jour : « Pourquoi c’est faire que j’suis pas à campagne? » Le matériel de scène de ce duo qui s’échange tour à tour la podorythmie, le chant et la manie des instruments débranchés entre en entier dans un p’tit char usé d’avoir parcouru le pays dont il rêve sans cesse.

1. Comment est né votre groupe?

On s’est rencontré à l’école de la chanson à Granby en 2009. On a fait partie de plusieurs projets, mais il y a environ un an, j’ai vu un spectacle de Yves Lambert et j’ai été sur le cul. Ils sont trois et ça sonne comme une tonne de brique. Tout leur matériel rentre dans un petit char, ils peuvent se promener partout dans le monde et j’aimais cette formule-là. On a commencé à apprendre le répertoire traditionnel, mais on s’inspire du son, on ne joue pas vraiment le répertoire traditionnel.

2. Pourquoi vous être inscrit au Francouvertes?

On voulait tester si ce qu’on faisait était recevable aux yeux de l’industrie. On a pas la prétention de gagner, mais juste d’être là c’est une surprise pour nous. On voulait savoir si ce qu’on faisait plaisait aux gens et ça l’air que oui.

3. Qu’allez-vous apporter à la compétition?

Je trouve qu’on est la soirée la plus débranchée. Du folk avec Emile, du bluegrass avec Dylan et nous on joue dans le trad, mais avec des propos modernes. On va apporter quelque chose d’acoustique. C’est le fun que les francouvertes aient pris une chance avec nous autres. On est deux et on sonne comme un band.

4. Quel est le plus grand défi que représentent les Francouvertes?

De jouer! D’être là et de bien performer devant les gens, c’est pas mal le plus grand défi. C’est peut-être notre cinquième spectacle en salle, on est vraiment nouveau, donc on veut vraiment bien jouer.

5. Dans quel contexte composes-tu de la musique?

Je suis des cours de guitare trad avec un irlandais qui habite à Montréal. Ça m’inspire beaucoup. J’écoute de la musique du répertoire traditionnel et on jam souvent. Je suis tout le temps en train de travailler et de jouer de la guitare. On assiste aussi aux veillées traditionnelles. Je m’assis derrière le stage et je les regarde aller. Je regarde jouer tous les musiciens et je les trouve tellement inspirants!

6. Quel est ton artiste québécois préféré?

Un artiste québécois préféré? C’est sur que moi Yves Lambert ce qui fait en ce moment avec son trio je trouve ça exceptionnel. J’aime beaucoup Félix Leclerc et Richard Desjardins.

7. Une chanson marquante et pourquoi?

Y’en a tellement! Je trouve que la musique c’est un cycle. En ce moment, je dirais Petit Paul de Réveillon. C’est l’histoire d’un pauvre ouvrier qui perd sa femme et son emploi et c’est tellement touchant et i parle de sa place au paradis, c’est vraiment touchant. Le groupe Réveillon je les aime beaucoup.

8. Quelles étaient tes influences musicales dans ton adolescence?

Moi je viens du milieu punk et métal. Notre spécialité c’était Pearl Jam, mais on jouait Nirvana et Greenday, Offspring. Dans mon adolescence c’était ça qu’on jouait!

9. Qu’est-ce que tu souhaites après les Francouvertes?

On aimerait continuer à faire le plus de spectacles possible. On essaie de chercher des collaborations autour des musiciens et on aimerait surtout ça faire des premières parties avec des bands comme Les Tireux d’Roches, des gens qui mélangent trad et pop. Ça serait vraiment chouette.

10. Quel artiste souhaites-tu voir gagner les Francouvertes?

Moi, j’ai vu tout le monde. J’ai assisté à toutes les soirées et je trouve que tout le monde mérite de gagner. Il n’y a pas un band en particulier qui le mérite plus. Je n’ai jamais voté ni jugé les gens lors des soirées. J’étais là pour apprécier ce qu’ils faisaient. Je dis : bon courage à tout le monde!


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Soir 3 : Francouvertes [Entrevue] : marijosée – Oli Laroche – The Urban Indians
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