Francouvertes2015Soir1

Dans le but de connaitre les artistes qui s’affronteront lors des préliminaires des Francouvertes, Le Draveur s’est entretenu avec chacun d’eux en leur soumettent un petit questionnaire de 10 questions.

YOKOFEU

Photo : JP Menard Photographer
Photo : JP Menard Photographer

Regroupant des musiciens originaires des quatre coins du Québec, mais formé à Montréal dans un local rose de Rosemont, yokofeu emprunte au rock psychédélique, au post-punk et à la musique motorique pour échafauder son propre son.

Entrevue avec Francis Rose.

1. Comment est né votre groupe?

Il est né des cendres d’un autre projet dans lequel on était regroupés. On a décidé de mettre un terme à ce projet là parce que la direction artistique du projet avait changé et on trouvait que les deux projets allaient dans deux directions tout à fait opposées. On a décidé de continuer avec YOKOFEU plutôt que de continuer avec l’autre projet. YOKOFEU a été en gestation en 2013 et officialisée en 2014. Le parcours est un peu montagne russe.

2. Pourquoi vous être inscrit aux Francouvertes?

Présentement on était en composition avec le groupe et on ne faisait pas beaucoup de spectacles parce que tous les membres étaient occupés à leurs projets respectifs. J’ai pris la décision d’envoyer des chansons, mais je ne m’attendais absolument à rien du tout. C’était juste pour donner un peu de peep au band. Si jamais on était choisi, ça nous forcerait à répéter plus souvent et à ce concentrer sur les chansons. Ça nous a fait une grosse pré-prod pour un album à venir parce qu’on a fait beaucoup pratiqué et fignolé les chansons.

3. Qu’allez-vous apporter à la compétition?

En quelques mots, je dirais : un peu d’arrogance, un peu de dissonance et beaucoup de plaisir et des moments loufoques.

4. Quel est le plus grand défi que représentent les Francouvertes?

Pour être honnête, je ne vois pas vraiment ça comme un défi. C’est un concours essentiel pour la scène musicale parce qu’on voit bien qu’il y a beaucoup d’artistes qui sont sorties de là avec des contrats et des carrières en pleine explosion, mais moi je monte sur la scène du lion d’or lundi et je fais le mieux que je peux. Je m’assure que tout le monde passe une belle soirée. Pour le reste c’est hors de mon contrôle.

5. Dans quel contexte composes-tu de la musique?

Il n’y a pas de contexte particulier. Ça va et ça vient. Je m’assois, je prends ma guitare où va au piano et de fil en aiguille, il y a des marmonnements et des mots qui viennent et des suites d’accords. Des chansons prennent forme et si je les juge assez formés, je les apporte au groupe et à ce moment-là les chansons prennent leur coffre. Parfois je vais m’assoir sur garage band et et je m’en vais faire des petites lignes sur le clavier, je vais fignoler des maquettes avec de la batterie et de la basse et je vais finir par mettre un texte là-dessus.

C’est toujours la musique qui vient avant de composer les chansons?

Avant, je travaillais beaucoup les textes, mais je me suis rendu compte que ce n’était pas nécessaire. Je pense qu’en chanson le texte doit naitre de la musique. Je ne considère pas qu’on fait de la « chanson ». Nous sommes plus dans une approche musicale que de la chanson à texte. En musique, faut que le texte naisse des accords pour qu’il y ait de l’harmonie entre les deux.

6. Quel est ton artiste québécois préféré?

En musique? Pour les textes, je dirais Stéphane Lafleur (Avec pas d’casque). Pour la musique, je dirais le dernier de Jimmy Hunt (Maladie d’amour).

7. Une chanson marquante et pourquoi?

Quand j’étais petit, mon père m’emmenait souvent manger de la crème à glace à Montréal, parce qu’on habitait sur la Rive-Sud et il mettait tout le temps le même disque Kind of blue de Mile Davis. Ça l’a couvert pas mal d’heure de route.

8. Quelles étaient tes influences musicales dans ton adolescence?

J’ai eu toute sorte de phases, j’ai eu une phase hip-hop (Onyx, Tupac, The Notorious B.I.G., Eminem) puis après j’ai eu une phase skate-punk avec tous les classiques qui vient de Fat Records. Je faisais du skate. Ensuite, je suis passé au rock des années 70, puis au blues et au jazz, j’ai eu une passe électro et là je suis dans une passe de musique motorique et post-punk. Ça teinte un peu beaucoup mes compositions. C’est comme ça que j’ai fais mon école musicale, parce que je n’ai aucune formation musicale.

9. Qu’est-ce que tu souhaites après les Francouvertes?

Je souhaite qu’on finisse par enregistrer cet album sur lequel on travaille depuis si longtemps!

10. Quel artiste souhaites-tu voir gagner les Francouvertes?

Je dirais Les Guerres D’l’Amour parce qu’ils donnent tout un spectacle et ils le méritent!


 

Beat Sexü

Photo par Antoine Bordeleau
Photo par Antoine Bordeleau

Cocktail sexy inspiré du dance-punk, du disco et de l’électro rock, Beat Sexü séduit et fait danser à tout coup! L’expérience live comprend l’amalgame de charmantes vidéos rétro qui complètent de façon exquise son groove festif et sensuel.

Entrevue avec Jean-Etienne Collin Marcoux

1. Comment est né votre groupe?

On s’occupe d’un collectif à Québec qui s’appelle le Pantoum qui est un lieu qu’on a créé dans un loft qu’on a aménagé en salle de spectacle. Beat Sexü c’est un espèce de collectif qui est né des administrateurs de cet endroit. Le groupe est né du désir de faire quelque chose de festif.

2. Pourquoi vous être inscrit aux Francouvertes?

On s’est inscrit un peu à la dernière minute, à l’improviste. On s’est dit aussi qu’on devait un peu porter un peu le flambeau de la musique underground de Québec. On s’est dit que ça pourrait être une belle vitrine pour nous et pour attirer l’attention sur la ville de Québec et notre projet qui est très festif et différent.

3. Qu’allez-vous apporter à la compétition?

Ça peut vite devenir fendant comme question! (rire) En fait, notre principal objectif est vraiment d’aller se faire des amis. C’est sur que c’est toujours bienvenu si on peut gagner ou avancer un peu dans le concours et aller un petit peu plus loin. Ça va être une soirée dansante et les gens vont venir découvrir notre musique et nous connaitre. Je pense qu’on va passer un bon moment.

4. Quel est le plus grand défi que représentent les Francouvertes?

Je dirais au niveau technique, au niveau de la voix étonnamment. On n’avait pas de chanteur attitré dans le groupe quand on a commencé à créer. Ça s’est fait par la bande. Il n’y a personne dans le groupe qui est spécialisé dans le chant. On sait que pour les Francouvertes, c’est un aspect du concours qui est très important au niveau des textes et de la voix. C’est quelque chose qu’on a travaillé énormément durant les dernières semaines pour mettre en avant plan. On a peaufiné les textes et ça fait deux semaines que je suis des cours de chants.

5. Dans quel contexte composes-tu de la musique?

Tout se passe au Pantoum, dans nos studios. La plupart de nos compositions ont été créées un peu rapidement parce que le concept du groupe avait été mis sur pieds par les trois noyaux de la formation qui sont Antoine Bordeleau (VJ), moi (voix et batterie) et Jean-Michel Letendre Veilleux (voix et guitare). En fait, le concept du groupe existait, mais on s’est fait offrir un spectacle super intéressant, soit de faire la première partie de Misteur Valaire et Dead Obies à l’Université Laval. On a tout composé dans un rush créatif qui a duré trois jours environ. Depuis ce temps-là, on travaille plus sur des maquettes qu’autour de jam.

6. Quel est ton artiste québécois préféré?

Faudrait je consulte le groupe, mais je dirais qu’on est tous des fans de aRTIST oF tHE yEAR et de la gang de Good People Records qui ont une belle idéologie et qui sont très festif. Sinon on aime bien Les Guerres D’l’Amour avec qui on partage la scène souvent. À Québec, je dirais qu’on aime bien Gab Paquet qui a fait les Francouvertes l’an passé.

7. Une chanson marquante et pourquoi?

Je dirais, même pour l’ensemble du groupe Sexy Results de Death From Above. Je fais de la batterie et je chante en même temps alors c’est un point qui nous rapproche de ce groupe. Au niveau de la façon que les rythmes sont construits, super pop avec des lignes de basse à la fois agressive et mélodique à la fois sexy et sensuelle et quand même implicite sans être dérangeantes. À la fois suave et agréable.

8. Quelles étaient tes influences musicales dans ton adolescence?

Un peu de tout, mais principalement de l’indie-rock. C’est surs qu’on a tous eu des trips différent chacun de notre côté. Je pense à Jean-Michel qui a toujours aimé The Unicorns et Death From Above. Sinon on a aussi des influences de tout ce qui est funk et disco, on a vite tombé dans cet univers-là. On vient tous d’univers musicaux différents.

9. Qu’est-ce que tu souhaites après les Francouvertes?

Un peu de visibilité pour le groupe, un peu plus de gens qui trip sur notre groove, sur notre ambiance et qui aimerait qu’on participe à leur festival ou à leur spectacle, ça nous ferait le plus grand des plaisirs.

10. Quel artiste souhaites-tu voir gagner les Francouvertes?

Définitivement Les Guerres D’l’Amour!


Les Guerres D’l’Amour

Photo: Bruno Guérin
Photo: Bruno Guérin

La formation Les Guerres D’l’Amour réunit 12 âmes – dix musiciens et deux danseuses contemporaines – et crée une musique dansante, rythmique et envoûtante en combinant les suaves grooves du funk aux doux synthétiseurs des années 80.

Entrevue avec Maxime Bouchard

1. Comment est né votre groupe?

C’est né d’une vision de rassembler et d’offrir quelque chose qu’on ne voit plus beaucoup. Les bands sont de moins en moins (dans le groupe) parce qu’il y a de moins en moins d’argent. J’ai choisi les humains pour leur personnalité. J’ai choisi du monde que j’aimais être avec, du monde que je trouve beau.

2. Pourquoi vous être inscrit aux Francouvertes?

Parce qu’ils nous l’ont demandé. C’est aussi un passage obligé, je dirais. Parce que c’est l’occasion d’avoir beaucoup de visibilité.

3. Qu’allez-vous apporter à la compétition?

Pas de compétition justement. On est vraiment là pour la musique et pour l’art. Lundi on jour vraiment avec tous nos amis. Je ne vois pas ça comme une compétition, mais plus comme une soirée pour avoir du fun. Je ne suis pas quelqu’un de très compétitif.

4. Quel est le plus grand défi que représentent les Francouvertes?

Il n’y a pas vraiment de défis. On en fait beaucoup de spectacle. Il y a tout de même un défi, parce qu’on ne sait pas à quoi s’attendre du public. Le plus grand défi c’est qu’il y a des gens assis. Il faut que les gens se lèvent pour danser.

5. Dans quel contexte composes-tu de la musique?

Je me connecte avec des canaux spirituels. On pourrait dire ça. Je suis tout seul chez nous et je n’ai pas de distraction.

6. Quel est ton artiste québécois préféré?

J’aime bien Richard Desjardins, mais ça ne reflète peut-être pas Les Guerres D’l’Amour.

7. Une chanson marquante et pourquoi?

C’est sur qu’il y en a en tabarouette. Mais je dirais ce matin Safety Dance de Men Without Hats parce que je ne la comprends pas.

8. Quelles étaient tes influences musicales dans ton adolescence?

Quand j’ai commencé à écouter de la musique en fait, ma première cassette c’était de Def Leppard. Après ça, j’ai passé par plein d’autres affaires, mais je dirais que la chose qui m’a le plus suivis c’est Steve Roach qui est de la musique de relaxation.

9. Qu’est-ce que tu souhaites après les Francouvertes?

Que de belles énergies arrivent. Des beaux moments d’amour et de la bonne bouffe. Des bons spectacles, des belles rencontres, du soleil et pas trop de neige.

10. Quel artiste souhaites-tu voir gagner les Francouvertes?

Je ne suis pas vraiment en « compétition ». C’est certain que lundi on joue avec nos amis de Beat Sexü. Par contre, je ne pense pas que quelqu’un mérite plus de gagner qu’un autre. Je pense que ça serait bon pour tous les participants.


Soir 1 : Francouvertes [Entrevue] : YOKOFEU – Beat Sexü – Les Guerres D’l’Amour
Soir 2 : Francouvertes [Entrevue] : C-Antoine Gosselin – Rosie Valland – Jean-François Malo
Soir 3 : Francouvertes [Entrevue] : marijosée – Oli Laroche – The Urban Indians
Soir 4 : Francouvertes [Entrevue] : Samuele + Deslandes + Rymz
Soir 5 : Francouvertes [Entrevue] : Mathieu Bérubé + Anatole + Eugène et le cheval

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